Algérie: L’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil, condamné à 20 ans de prison

Un tribunal algérien a condamné par contumace, lundi 14 février, l’ancien ministre de l’Energie Chakib Khelil. Il a servi sous l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, à 20 ans de prison pour corruption, ont rapporté les médias locaux.

Selon l’AFP, le tribunal de Sidi M’Hamed à Alger a  infligé une amende de deux millions de dinars, soit environ 14 200 dollars à l’ancien ministre de longue date, qui a servi pendant la moitié des 20 ans de mandat de Bouteflika. Un ancien chef de la société pétrolière et gazière du pays nord-africain, Sonatrach, Mohamed Meziane, a été, lui, condamné à cinq ans de prison et à une amende d’un million de dinars; soit environ 7 100 dollars lors du même procès. Quant à l’ancien vice-président de Sonatrach, Abdelhafidh Feghouli, il a été condamné à six ans de prison et à une amende d’un million de dinars. Le procès s’est ouvert le 1er février, le parquet exigeant des peines de 20 et 10 ans d’emprisonnement pour Khelil et Meziane.

Les responsables de la Sonatrach ont été accusés d’avoir favorisé le groupe italien SAIPEM pour les contrats de construction du complexe gazier d’Arzew, dans la province d’Oran, au détriment d’une firme émiratie, sur instruction de Khelil. Les responsables ont également été accusés d’avoir « accordé des privilèges indus », d’avoir abusé de leur fonction et d’avoir « conclu des contrats en violation des lois et règlements », selon l’agence de presse nationale APS. Le même tribunal a condamné lundi par contumace deux représentants du SAIPEM, Gilbert Bulato et Massimo Gallipoli Steal, à six ans de prison et un million de dinars d’amende chacun.En 2013, la justice algérienne a émis un mandat d’arrêt international contre Khelil dans une affaire impliquant des contrats entre Sonatrach et des sociétés étrangères, dont SAIPEM, une unité du géant italien de l’énergie, ENI.. Le parquet de Milan avait accusé SAIPEM d’avoir versé des pots-de-vin pour obtenir des contrats en Algérie et la filiale avait été condamnée à une amende en 2018, avant d’être blanchie par une cour d’appel en 2020.

K.Fiakofi