« Bulle Dakar », un festival dédié à la bande dessinée et au dessin de presse

Depuis ses débuts sur le continent africain, le 9e art connait est à la croisée de nombreuses influences. La première édition du festival de bande-dessinée et de dessin de presse « Bulle Dakar » s’est tenu les 1er et 2 avril 2022 au centre culturel Blaise Senghor.

Si le dessin de presse, souvent des caricatures, est fréquent dans les médias sénégalais et apprécié des lecteurs, la bande dessinée locale reste encore faiblement développée. La première édition du festival de bande-dessinée et de dessin de presse « Bulle Dakar » s’est terminée, après deux jours d’exposition, d’ateliers et de conférences, rapporte allAfrica. Ce festival a été un cadre pour la promotion de tous les dessinateurs sénégalais, qu’ils soient spécialisés dans la fiction ou caricaturistes.
Marieme Seck, fondatrice de la librairie et bibliothèque BD Passion Dakar, est l’une des partenaires du festival: « Beaucoup des dessinateurs qui font de la BD, viennent du dessin de presse. Dans un pays où il y a encore beaucoup de personnes qui ne savent pas lire, ouvrir le journal et regarder un dessin, c’est très, très parlant. Et c’est pour cela que c’est très populaire. ». Les organisateurs espèrent que ce festival devienne un événement annuel au Sénégal.
Selon allAfrica, l’invité d’honneur de ce festival était Oscar, dessinateur de presse guinéen pour qui la liberté d’expression vient avec des limites à se fixer: « Nous sommes des acteurs incontournables de la démocratie en Afrique, mais il y a des limites en tant que musulmans. Dans la communauté africaine, il y a des choses que l’on ne peut pas se permettre. On ne peut pas dénuder la femme. Du côté de la religion, aussi, il y a des limites parce qu’on ne peut pas sourire de tout. On ne peut pas tout dessiner », a-t-il déclaré toujours selon notre source.

Fatimata COMPAORE