L’Afrique soutient l’Éthiopie contre la session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Les pays africains se sont ralliés à l’Éthiopie pour protester contre une session spéciale prévue au Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui vise à réprimander les atrocités présumées de la guerre dans la région du Tigré.

Mardi, aucun des 13 représentants du continent au sein des 47 membres de l’ONU, basé à Genève, n’a soutenu une proposition pour que le Conseil des droits de l’homme discute de l’Éthiopie comme l’avait proposé l’Union européenne. La session devait se tenir plus tard mardi, mais la suggestion est devenue controversée pour l’absence de tout soutien africain. Cette décision intervient un jour après que l’Éthiopie a lancé un appel aux membres du Conseil pour qu’ils rejettent ce qu’ils appellent une décision « regrettable » de discuter de la guerre du Tigré dans le but de créer une équipe spéciale pour enquêter sur les crimes de guerre dans le pays. Le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed a déclaré que cette décision avait un « objectif à motivation politique » et a accusé certains membres de l’organe des droits de l’homme de choisir « de faire avancer leur programme politique par le biais des travaux du Conseil ».

«L’Éthiopie appelle donc les membres du Conseil à rejeter catégoriquement et à voter contre la session extraordinaire et son résultat à motivation politique », a déclaré lundi le ministère éthiopien des Affaires étrangères dans un communiqué. « Ce qui aurait dû être une priorité pour le Conseil était plutôt la tâche urgente d’enquêter sur les violations des droits de l’homme et les atrocités commises par le groupe terroriste TPLF dans les États régionaux Afar et Amhara. Il est regrettable de constater qu’aucun de ces appels n’a été lancé par certains membres du Conseil.La proposition controversée est apparue vendredi dernier, poussée par l’Union européenne ». Lundi, la cheffe de la délégation de l’UE auprès de l’ONU à Genève, Lotte Knudsen, a écrit une lettre conjointe avec la représentante permanente de la Slovaquie auprès de l’ONU à Genève, Anita Pipan, demandant une session extraordinaire “en raison de l’importance et de l’urgence de la situation”.

Source: Nation africa
K.Fiakofi