Le togolais Gilbert F. Houngbo, premier africain élu à la tête de l’OIT

Le Conseil d’administration de l’Organisation internationale du Travail (OIT) a élu Gilbert F. Houngbo comme le 11e directeur général de l’Organisation, qui prendra ses fonctions en octobre 2022.

Gilbert Houngbo, 61 ans, qui a été Premier ministre du Togo de 2008 à 2012, est le premier Africain à diriger l’OIT. L’organe directeur de l’OIT a élu un nouveau directeur général. Gilbert F. Houngbo prendra la relève en octobre 2022, est-il précisé dans un communiqué. Gilbert F. Houngbo qui était le premier choix des organisations de travailleurs nordiques, l’a clairement emporté par 30 voix, contre 23 voix devant son challenger, la française Muriel Pénicaud, actuellement ambassadrice et représentante permanente de la France auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), et ancienne ministre du Travail de la France. « Vous avez écrit l’histoire », a assuré Gilbert F. Houngbo. Le résultat de l’élection, a-t-il souligné, « est porteur d’un symbolisme fort ». « Votre choix répond aux aspirations d’un jeune Africain, d’un jeune Africain dont l’humble éducation s’est transformée en une quête de justice sociale qui a duré toute une vie », a-t-il ajouté, selon l’AFP.

M. Houngbo espère résoudre les problèmes concrets des travailleurs et des entreprises

Un haut fonctionnaire chevronné

Gilbert Houngbo, a passé la majorité de sa carrière dans les organisations internationales, où il est vu comme un haut fonctionnaire chevronné. Depuis 2017, il dirige le Fonds international de développement agricole, FIDA. Mais il connaît très bien l’OIT où il a occupé le poste de directeur adjoint entre 2013- et 2017 en charge des Opérations sur le terrain. Ancien secrétaire général adjoint des Nations unies, directeur du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), il a été également membre de l’équipe stratégique et directeur administratif et financier de l’organisation. Le monde a besoin d’une OIT qui soit capable de résoudre les problèmes concrets des travailleurs et des entreprises », a-t-il dit. En candidatant, il avait souligné que sa vision de l’OIT s’inspire du préambule de la Constitution de l’organisation: « Attendu qu’une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale’’. ‘’Les progrès accomplis ces dernières décennies en matière de justice sociale doivent être préservés et protégés, et les solutions mondiales aux nouveaux défis et opportunités doivent être centrées sur les valeurs humaines, environnementales, économiques et sociétales. En bref, un nouveau contrat social mondial s’impose », avait-il écrit sur Twitter .

K.Fiakofi