L’OCDH milite pour la pénalisation de la torture

Le lundi 21 février 2022, l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) a recommandé au gouvernement congolais d’adopter un nouveau Code pénal devant inclure le crime de torture. Il est question pour cette ONG de mieux faire réprimer ce fléau.

Au moins 80 cas de torture, ces 15 derniers mois, tous imputés aux agents de la force de l’ordre. C’est le constat fait par l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH). Face à la récurrence et la recrudescence des violences policières, l’ONG a formulé une recommandation auprès des autorités congolaises, à savoir que les crimes de torture soient pénalisés et mieux réprimés.  « Le code pénal existe, mais il n’a jamais pris en compte la notion de torture. Ce que nous demandons au gouvernement c’est de réviser le code en y insérant la notion qui devrait être définie et réprimée », a déclaré  Franck Chardin Aubin Tchibinda, directeur exécutif de l’OCDH, cité par Rfi. A l’en croire, le fait que la torture ne soit pas définie dans le code pénal occasionne le libertinage des policiers qui se permettent de commettre des actes barbares sur les populations.

Des peines plus fermes

Selon des informations rapportées par rfi, le 9 février dernier, la justice congolaise a condamné à dix ans de travaux forcés quatre policiers jugés pour « coups et blessures volontaires ayant occasionné la mort d’un homme et l’infirmité de sept autres ». Pour l’OCDH, les peines prononcées n’ont pas été sévères au vu de la gravité des actes commis, d’où leur recommandation pour la pénalisation des crimes de torture.

En rappel, l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) est une organisation non gouvernementale (ONG) qui promeut, défend et protège les droits humains en République du Congo. Il travaille sur plusieurs thèmes dans le but d’améliorer la situation en matière de droits humains, d’État de droit et de démocratie.

Line Rose