Niger:  Une vingtaine de morts dans l’attaque d’un bus et d’un camion près du Burkina

Des sources sécuritaires et locales ont affirmé qu’au moins 21 personnes dont deux policiers, ont été tuées le  mercredi 16 mars 2022 dans une attaque de djihadistes présumés contre un bus et un camion dans la région de Tillabéri, au  sud-ouest du Niger, près du Burkina Faso.

Une source sécuritaire a indiqué qu’une attaque terroriste menée mercredi après-midi par des individus lourdement armés à motos et en véhicule, a fait dix-neuf morts parmi les passagers d’un bus dont deux policiers et deux autres tués dans l’attaque d’un camion ».Le bus, appartenant à une compagnie nigérienne et le camion ont été incendiés, a ajouté la même source sous couvert d’anonymat. Les deux occupants du camion transportant des fruits et des légumes sont morts calcinés tandis que l’attaque du bus a également fait cinq blessés graves dont un policier, évacués vers la capitale Niamey pour des soins, poursuit la source.

Sept passagers rescapés du bus retrouvés

Cette double attaque est survenue dans le département de Téra, près du poste de contrôle frontalier de Petelkole situé à 10 km de la frontière avec le Burkina voisin, également visé par les jihadistes, selon un élu local. En octobre 2021, trois policiers nigériens avaient été tués et plusieurs autres blessés lors d’une violente attaque de jihadistes présumés contre le poste de Petelkole. L’immense et instable région de Tillabéri, d’une superficie de 100.000 km2, se situe dans la zone dite « des trois frontières » entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali et est le théâtre depuis 2017 d’actions sanglantes de mouvements jihadistes liés à Al-Qaïda et au groupe État islamique (EI). Les autorités y ont lancé de vastes opérations de distributions gratuites et de ventes promotionnelles de céréales aux paysans affectés par une grave crise alimentaire engendrée par les attaques et la sécheresse. Fin février, le président nigérien, Mohamed Bazoum a annoncé avoir amorcé « des discussions » avec des jihadistes dans le cadre « de la recherche de la paix ».

Oumou KONATE