1ere SESSION ORDINAIRE 2021 DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE : Le président Balla Sakandé dresse un bilan satisfaisant avec 30 lois au compteur

Le discours de clôture du président de l’Assemblée nationale, Alassane Balla Sakandé ce 28 mai 2021 devant 123 parlementaires et des membres du gouvernement, le premier ministre Christophe Dabiré en tête, marque la fin de la première session ordinaire 2021 de l’AN et le début de l’inter-session. A l’occasion, Balla Sakandé a fait le bilan  des actions menées par les députés à travers les commissions et indiqué que cette première session s’est soldée par 30 lois à l’actif du parlement.

En termes de bilan, pour cette première session ordinaire, Balla Sakandé a salué les efforts des députés qui ont pu voter 30 lois en tout. Dès l’entame de son discours de clôture, il fait le constat que l’urgence est extrême, les impatiences grandes et les attentes immenses et variées depuis quelques années au Burkina, en dépit de la conjoncture internationale et nationale particulièrement difficile, selon lui, à cause de la pandémie du COVID 19 et les problèmes sécuritaires dominés par les attaques terroristes, et récemment la crise du système éducatif. Une pandémie dont l’une des conséquences est l’érosion de l’économie mondiale qui a enregistré sa pire récession depuis la seconde guerre mondiale, à l’entendre. Côté sécurité, le PAN, Balla Sakandé, a déploré des attaques très meurtrières courant avril et mai notamment pour le pays, après une relative accalmie due à la montée en puissance des forces combattantes du pays, selon lui. Contre les assauts répétés des hordes terroristes, l’action militaire seule ne saurait constituer la réponse, à l’entendre, raison pour laquelle il a salué l’approche du développement socio-économique mis en place par le gouvernement en complément des actions militaires, au profit des localités touchées. Balla Sakandé a du reste appelé les populations au rassemblement, à la vigilance, à la déconstruction du discours vénéneux de l’ennemi terroriste qui souhaite détricoter le tissu social, selon lui.

La forme d’expression des élèves est à proscrire

A propos de la crise scolaire, le PAN a indiqué que moins que le refus des projets de réformes, c’est la forme d’expression des élèves qui est à proscrire. Et de citer le philosophe grec Platon selon qui “lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, …lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors c’est là en toute beauté et toute jeunesse le début de la tyrannie”. Il a donc lancé un appel à l’ensemble des acteurs à la pondération, au respect des règles qui encadrent les manifestations publiques et au dialogue, pour redonner à l’école burkinabè son lustre d’antan. De la session ordinaire du 3 mars au 2 mai 2021, Balla Sakandé a indiqué que 4 résolutions ont été adoptées et 30 lois ont été votées par les députés dont 20 relatives à des accords de ratification entre le Burkina et d’autres pays, au profit de la mobilisation des finances en faveur des projets de développement socio-économiques du pays. Aux députés qui sont en congés à partir du 28 mai, le président Bala Sakandé a recommandé d’organiser dans leurs circonscriptions électorales des séances de redevabilité en plus de leurs occupations domestiques ou professionnelles.

Lonsani SANOGO