Le gouvernement burkinabè a adopté un décret encadrant l’exercice des activités des laboratoires du bâtiment et des travaux publics, répondant à l’intensification des chantiers et à la pression sur les matériaux (ciment, bitume, concassé).
La réforme libéralise sous agrément trois catégories d’activités : les essais sur matériaux de construction, la géotechnique routière et les études de sols et fondations. Objectif : désengorger le secteur, accélérer les contrôles et permettre aux entreprises privées de contribuer légalement à la montée en charge des travaux.
Pour préserver la sécurité et la qualité des ouvrages, le Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux Publics (LNBTP) conserve l’exclusivité des contrôles stratégiques, notamment les essais relevant de la garantie décennale, et assurera le leadership technique. Les autorités présentent ainsi la mesure comme un compromis entre ouverture au privé et maintien d’un contrôle national fort, destiné à sécuriser les chantiers, protéger l’intégrité des infrastructures et encourager l’investissement légal dans le secteur.
La Rédaction/ Manou

















