Sanctions contre le Mali : Des OSC exigent son annulation

Le Collectif des Organisations de la Société Civile (COSC) pour le Sahel a organisé une conférence de presse le samedi 15 janvier 2022 sur les sanctions de la CEDEAO contre le Mali. Il soutient le peuple malien et exige la levée immédiate de telles sanctions.

Le Collectif des Organisations de la Société Civile pour le Sahel

Le COSC pour le sahel a exprimé son soutien au peuple malien en demandant la levée des sanctions de la CEDEAO contre ce pays, lors d’une conférence de presse. Il a dénoncé à cete occasion la complicité de la France dans cette série de sanctions que la CEDEAO a imposé au Mali, dans le but de contraindre la junte à se plier aux décisions de la CEDEAO.
Le Colectif des OSC a indiqué qu’il soutient les autorités et le peuple maliens et l’ensemble des peuples victimes de la lâcheté affirmée des auteurs des sanctions. « Au moment où l’Union européenne solidarise avec la France pour déstabiliser le Mali et toute l’Afrique, nous assistons à la désolidarisation des chefs d’Etats de la CEDEAO avec le Mali qui défend son indépendance et sa souveraineté. Cette option du syndicat des chefs d’Etat de la CEDEAO, non seulement, inhibe les acquis engrangés en termes d’intégration des peuples et des États, mais également replonge l’Afrique dans un néocolonialisme bien pire », a soutenu Larba Lompo, porte-parole du collectif. Pour lui, il est à noter que cet acte ne vise pas seulement le peuple malien, mais tous les peuples africains, à tous les niveaux des pans économiques de l’espace CEDEAO. A l’entendre, les premières victimes sont les producteurs, les transporteurs, les transitaires, les commerçants, les éleveurs, les agriculteurs et les employés portuaires. Le COSC pour le Sahel qui regroupe plusieurs associations de la société civile a appelé à la solidarité internationale pour soutenir le Mali et se dit prêt à engager des actions dans ce sens. Aussi exige-t-il la levée « immédiate » des sanctions et demande réparation pour leurs conséquences ainsi que la restructuration, la refondation de la CEDEAO.

Fatimata COMPAORE