Climat : Les États-Unis et la Chine dévoilent un accord sur les émissions

Les États-Unis et la Chine, les deux plus gros émetteurs de dioxyde de carbone au monde, ont dévoilé un accord visant à intensifier leur coopération dans la lutte contre le changement climatique. Cet accord prévoit une réduction des  émissions de méthane, en supprimant progressivement la consommation de charbon et en protégeant les forêts, selon Reuters.

Le  chef de la conférence des Nations Unies a donné le ton en indiquant que les engagements climatiques jusqu’à présent dans les pourparlers seraient trop peu pour maîtriser le réchauffement climatique et a exhorté les pays à « se mettre au travail » au cours des deux jours restants. En effet, sa sortie n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd puisque l’émissaire américain pour le climat John Kerry et son homologue chinois Xie Zhenhua ont annoncé l’accord-cadre lors de la conférence des Nations Unies sur le climat en Écosse, a rapporté Reuters. Les deux puissances  ont présenté ce document comme un moyen de faire basculer le sommet vers le succès. « Ensemble, nous avons exprimé notre soutien à une COP26 réussie, y compris certains éléments qui favoriseront l’ambition », a déclaré Kerry lors d’une conférence de presse sur l’accord entre Washington et Pékin. « Chaque étape compte en ce moment et nous avons un long voyage devant nous. »

L’émissaire chinois Xie a déclaré aux journalistes que l’accord verrait la Chine renforcer ses objectifs de réduction des émissions. « Les deux parties travailleront conjointement et avec d’autres parties pour assurer le succès de la COP26 et pour faciliter un résultat à la fois ambitieux et équilibré » a-t-il déclaré, toujours selon la même source.

Mettre de côté certains différends avec Pékin

Jusqu’à l’annonce, les observateurs des pourparlers sur le climat s’inquiétaient du fait que le président chinois Xi Jinping n’était pas présent en personne et que Pékin n’avait pris aucun nouvel engagement substantiel au-delà de son objectif précédent d’atteindre la neutralité carbone avant 2060. La conclusion de l’accord est une victoire politique pour le président américain Joe Biden, qui a cherché à rétablir le leadership de Washington sur le climat après le retrait de l’ancien président Donald Trump d’un pacte mondial pour le combattre. Pour conclure l’accord, Washington a mis de côté certains différends avec Pékin, notamment des problèmes humanitaires tels que le traitement des Ouïghours de Chine.

Source : Reuters

Pierre Oued.