50 corps sans vie retrouvés à la frontière soudano-éthiopienne

Selon les États-Unis, 900 000 personnes sont confrontées la famine du fait de la guerre

Les autorités de l’État de Kassala, dans l’est du Soudan, ont retrouvé cinquante corps des victimes de la guerre survenue dans la région éthiopienne du Tigré, flottant dans la rivière Tekezé, située à la frontière entre les deux pays, selon des médias internationaux.

Un responsable soudanais a déclaré que les autorités locales de la province de Kassala avaient trouvé une cinquantaine de corps, apparemment des personnes fuyant la guerre dans la région voisine du Tigré en Éthiopie, a rapporté Nouvelle du monde.

Certains corps ont été retrouvés avec des blessures par balle ou les mains liées, et le responsable a déclaré lundi 02 Août, à l’Associated Press, sous couvert d’anonymat, qu’une enquête médico-légale était nécessaire pour déterminer les causes du décès, selon notre source.

Deux agents de santé éthiopiens, dans le Soudan de la communauté frontalière de Hamday, ont confirmé avoir vu les corps retrouvés dans la rivière Setit, connue en Éthiopie sous le nom de Tekeze.

La rivière traverse certaines des zones les plus troublées du conflit de neuf mois au Tigré, où les Tigréens ont accusé les forces éthiopiennes et alliées d’atrocités, tout en combattant les forces du Tigré.

De son côté, l’agence de presse officielle soudanaise a rapporté que 94 nouveaux réfugiés de la région du Tigré étaient arrivés lundi 02 Août, dans la zone de Basanda à Al Qadarif, sur la frontière avec l’Ethiopie.

900 refugiés franchissent la frontière

Et d’ajouter que le nombre total des réfugiés qui avaient atteint la frontière de la région de Basanda est passé à 900.

Le 4 novembre 2020, des affrontements avaient éclaté dans la région, entre l’armée éthiopienne et le Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), après l’entrée des forces gouvernementales dans la région, en réponse à une attaque ayant ciblé une base militaire.

Le 28 du même mois, l’Éthiopie avait annoncé la fin de l’opération du Maintien de l’ordre, en prenant le contrôle de toute la région, malgré les rapports faisant état de violations continues des droits humains dans la région, où des milliers de civils avaient été tués.

Cependant, les forces du Tigré avaient, en juin dernier, repris le contrôle d’une grande partie du territoire, dont sa capitale, Mekele, face au retrait des forces éthiopiennes et de l’annonce d’un cessez-le-feu unilatéral pour des raisons humanitaires.

Lucien DAKISSAGA