Élections apaisées au Burkina Faso : Les parties prenantes ont signé un pacte de bonne conduite

Le lundi 26 octobre 2020 à Ouagadougou, le Conseil supérieur de la communication (CSC), avec le soutien du Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD), a organisé une cérémonie solennelle de signature du Pacte de bonne conduite 2020 entre les différents acteurs de la prochaine élection. Cet acte vise à s’assurer de la tenue d’une campagne et des élections apaisées.

Une photo de famille regroupant les différents acteurs des prochaines élections à l’issue de la signature du Pacte


La campagne électorale pour les élections couplées de novembre prochain, débute ce 31 octobre 2020 au Burkina Faso. Le peuple burkinabé souhaite des élections apaisés. A cet effet, les différents acteurs se sont engagés à éviter les discours haineux et à préserver la cohésion sociale dans le pays. Cet engagement a été matérialisé par la signature d’un Pacte de bonne conduite pour des élections apaisées, sous l’égide du CSC et en la présence du Premier ministre Christophe Marie Dabiré. Les différents candidats aux élections présidentielle et législatives, les responsables des médias et de la société civile ont tous signé le Pacte. « Les candidats s’engagent à soigner et à éviter tout propos haineux, stigmatisant et divisant. Ils s’engagent à recourir, en cas de besoin, aux organes légaux de gestion des conflits. Ils s’engagent à sensibiliser leurs militants à avoir un langage apaisant et rassembleur », a précisé Mathias Tankoano, président du Conseil supérieur de la communication.

Zéphirin Diabré, le chef de file de l’opposition a dénoncé des opérations de corruption électorale


Mobilisation autour de l’acte
Les candidats à la présidentielle, ou leurs représentants, les candidats aux législatives qui ont été représentés par entités, des organisations de la société civile, de la presse, des entreprises de publicité, des blogueurs et utilisateurs des médias sociaux ainsi que le Conseil supérieur de la communication lui-même ont tous apposé leurs signatures à la charte, selon Lefaso.net. Clément Sawadogo, le représentant du président sortant a assuré le respect de cet engagement par son parti le Mouvement du peuple pour progrès (MPP). Certes Zéphirin Diabré le chef de fil de l’opposition et président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) bien qu’ayant signé le pacte, a estimé que celui-ci n’englobait pas tous les aspects liés à la campagne électorale. “Quand on voit tout ce qu’il y a comme opérations de corruption électorale, cela ne résout pas l’ensemble des questions qui peuvent entacher un peu le caractère transparent, et apaisé donc, des élections. Il faudrait que l’on ait une réflexion beaucoup plus approfondie “, a-t-il souligné, selon RFI. En rappel, treize (13) candidats sont en lice pour la présidentielle de novembre prochain.

Line Rose