RDC/Attaque contre les journalistes et les médias: JED tire la sonnette d’alarme

L’ONG Journaliste en danger (JED) a dénoncé une « recrudescence inquiétante » des attaques contre les journalistes et les médias, en République démocratique du Congo ( RDC). L’ONG tire la sonnette d’alarme et appelle à des réformes profondes dans le secteur, a rapporté Rfi, le 4 mai dernier.

L’ONG Journaliste en danger (JED) tire la sonnette d’alarme sur les attaques contre les journalistes en RDC

Les atteintes à la liberté de la presse sont devenues récurrentes dans plusieurs pays ces dernières années, y compris en RDC. C’est du moins ce qu’a révélé l’ONG Journaliste en danger (JED), selon Rfi. A en croire l’ONG JED, depuis le début du quinquennat de Félix Tshisekedi, elle a déjà enregistré 228 cas d’atteintes à la liberté de la presse sur l’ensemble du territoire national. Au moins 14 journalistes ont reçu des menaces directes ou indirectes pour des raisons professionnelles depuis le début de l’année et au moins 9 cas de journalistes agressés ou torturés dans l’exercice de leur profession, a déclaré JED.

Réforme du secteur

Les atteintes à la liberté de la presse sont devenues récurrentes ces dernières années, selon plusieurs ONG

Face à la recrudescence des atteintes à la liberté de la presse, l’ONG JED appelle à des réformes profondes dans le secteur. Il s’agit de « lutter contre l’impunité des personnes identifiables pour la plupart qui se recrutent dans les services de sécurité et qui s’en prennent ouvertement aux journalistes et qui n’ont jamais été inquiétés, a expliqué Tshivis Tshivuadi, le secrétaire général de JED, cité par Rfi. L’ONG a dénoncé également le phénomène qui est celui de militants politiques qui s’attaquent aux journalistes. “Ils sont identifiables parce qu’ils se réclament du pouvoir », a poursuivi Tshivis Tshivuadi. JED milite en particulier pour la dépénalisation des délits de presse, en passant le plus rapidement possible vers un moratoire.

Par ailleurs, les nouvelles autorités ont promis de s’impliquer pour plus de transparence dans le secteur. « Aujourd’hui, dans une société où le peuple est davantage exigeant. Il veut la transparence, nous avons l’obligation de mettre à disposition de l’information. On établira un calendrier pour faire avancer cela », a promis Patrick Muyaya, le nouveau ministre de la Communication et des Médias.

Line Rose