
Le mercredi 26 mai 2021, se tenait à Ouagadougou, la clôture des assises nationales sur la mise en place du nouveau référentiel de développement. La présentation du nouveau document dénommé Référentiel National de Développement (RND), qui est au stade de projet d’abord, a été faite au détour d’une cérémonie présidée par le chef de l’exécutif burkinabè, Christophe Dabiré. Ce dernier a, à l’occasion, livré un discours au cours duquel il est revenu sur l’opportunité et l’objectif de ce RND.
Christophe Dabiré a, dès l’entame de son discours, salué les participants pour «la richesse des réflexions engagés au cours de ces assises». Bien qu’ayant apprécié la qualité du document le Premier ministre n’a pas manqué de relever les recommandations formulées par certains participants, dans l’optique de parfaire le RND. Entre autres recommandations dégagées, il a tenu à souligner « le recours à des modèles d’imposition innovantes pour financer certains projets; la promotion de la coopération civilo-militaire dans le cadre de l’exécution de certains projets de développement et plus généralement, l’application du principe de la subsidiarité pour la mise en œuvre de certaines actions et enfin la prise des dispositions nécessaires pour faciliter l’appropriation du Référentiel par les populations». A l’entendre, ce document qui semble avoir l’assentiment des participants, sera profitable aux Burkinabè du point de vue des changements qualitatifs qu’il compte impulser. Le RND dans son élaboration, s’est faite de façon inclusive et participative et pour le premier ministre, cette démarche aura le mérite de «consolider la place des différents acteurs, secteur privé, partenaires au développement, société civile, collectivités territoriales et communautés dans le cadre de son exécution». Il a clos son propos en rassurant les participants de la volonté de son gouvernement à prendre en compte leurs apports tant dans la version finale du document que dans son opérationnalisation pratique.
Aucune information sur le coût de ce nouveau référentiel n’est vraisemblablement pas disponible, mais selon certaines indiscrétions, le RND est estimé à plusieurs milliers de FCFA. Ce “nouveau né” fera-t-il l’objet de table ronde de bailleurs de fonds pour son financement comme l’a été le défunt PNDES? L’effort national suffira-t-il à le supporter? Tout cela n’est pour le moment que pure supposition, puisque l’adoption définitive de ce document échoit au gouvernement. La balle est donc dans le camp du gouvernement.
En rappel, le Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) adopté en 2016 est arrivé à échéance en 2020. La nécessité de mettre en place un nouveau référentiel s’imposait. C’est sans doute, pour anticiper ce vide, que le premier ministre lançait en mars 2020 les travaux d’élaboration du nouveau RND censé couvrir la période 2021-2025.
Abdoul Karim TAPSOBA

















