Le vendredi 28 mai 2021 s’est tenu à Ouagadougou, l’atelier de clôture du projet dénommé «Moins de déchets, plus d’opportunités». Présidé par le troisième adjoint au maire central qui représentait ce dernier, cet atelier a été l’occasion pour les initiateurs de revenir sur les objectifs de ce projet et les résultats qui en ont découlé. C’était en présence de participants venus de divers horizons.

«Ouaga la belle», voici une appellation qui semble s’effriter au fil du temps au regard des tas d’immondices et autres déchets qui jonchent certains endroits de la capitale burkinabè. Jadis considérée, à tort ou à raison, comme l’une des villes les plus propres d’Afrique de l’ouest, Ouagadougou semble ne plus montrer bonne mine ces dernières années. C’est certainement pour pallier cet état de fait que, la mairie centrale de Ouagadougou, en collaboration avec l’Union européenne, ses communes sœurs de Milan et de Turin et avec l’appui technique de l’ONG ACRA, qu’un projet d’assainissement de ladite ville a été mise en place. Prévu pour durer trois ans, ce projet intitulé «Moins de déchets, plus d’opportunités» a pris fin d’où la tenue de ce présent atelier de clôture. Ce qui a prévalu à l’institution de ce projet, est que «la gestion des déchets ménagers et assimilés constitue une préoccupation environnementale pour les collectivités locales du Burkina en général et pour la ville de Ouagadougou en particulier», nous ont confié les organisateurs. Ce projet triennal, aux dires de ses initiateurs, avait trois principales ambitions. Premièrement il s’agissait de renforcer les capacités des acteurs de la gestion des déchets. Ensuite, sensibiliser sur le changement de mentalité en terme de gestion des déchets. Outre cela, le projet avait pour mission de faire un appui institutionnel, par le biais notamment des formations des fonctionnaires municipaux et gouvernementaux. Enfin entre autres ambitions, il y avait l’acquisition d’un trommel et le déploiement d’une plateforme TIC d’alerte citoyenne. Pour Katelyn Buisman, la représentante pays de ACRA, cette initiative, qui a pour idéal d’améliorer la gestion des déchets solides dans la capitale burkinabè, aura le mérite aussi de créer au demeurant, une «économie verte avec beaucoup plus d’opportunités d’emplois». De l’avis de ses géniteurs, la mise en œuvre de cette initiative d’assainissement urbain, a coûté plus de 850 millions de FCFA. Sur ce fait, le représentant du maire central, Joseph Ouédraogo, a tenu à remercier les différents partenaires pour leurs efforts sans cesse renouvelés. Il a par ailleurs insisté sur le fait que des perspectives seront dégagées afin de préserver les acquis issus de la présente initiative.
Selon les participants, la ville de Ouaga enregistre à elle seule, plusieurs milliers de tonnes de déchets ménagers par an. Cette équation si elle n’est pas résolue, risque de faire de Ouagadougou à terme, une capitale nauséabonde. On en n’est pas là pour le moment, et les initiatives à l’image du présent sont à générer et à fortement pérenniser, afin de redonner à la capitale du pays des Hommes intègres son lustre d’antan.
Abdoul Karim TAPSOBA


















