La résidence du président de l’Assemblée nationale, Seini Oumarou a été la cible dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juin 2021 d’une attaque par des individus non-identifiés. Tandis que les uns estiment qu’il pourrait s’agir d’une attaque terroriste, d’autres pointent du doigt des petits délinquants de la capitale Niamey. Les autorités compétentes ont ouvert une enquête sur cet incident.
Le domicile du président de l’Assemblée nationale nigérienne, Seïni Oumarou, a essuyé des tirs à la mitraillette dans la nuit du vendredi au samedi 12 juin à Niamey. L’un des gardes rapprochés a été abattu, selon des sources sécuritaires citées par Financial Afrik. Selon ces sources, deux individus sur une moto ont mitraillé les gardes, tuant un d’entre eux… Ils ont voulu s’emparer d’un des véhicules de la garde, mais il n’y avait pas les clefs dessus. Ils ont pu fuir », indique une source. Le ministère de l’intérieur a confirmé, dans un communiqué, cette attaque et a immédiatement ouvert une enquête pour, dit-il, rechercher, identifier et interpeller les auteurs de cette attaque. Il faut noter que C’est la deuxième attaque du domicile de Seïni Oumarou cette année après celle du 23 février, où les manifestations de rue déclenchées par l’opposition, pour contester la victoire du président Mohamed Bazoum, avaient dégénéré. Ce jour-là, l’un des gardes de l’ancien premier avait également été tué, selon des sources proches du parti au pouvoir. Président du Mouvement national pour la société du développement (Mnsd), Seïni Oumarou a été classé troisième au premier tour de l’élection présidentielle, avant de s’allier au parti PNDS Tarayya de Mohamed Bazoum, vainqueur du second de la présidentielle face à Mahamane Ousmane du RDR Tchanji. Les autorités sécuritaires nigériennes écartent l’idée d’attentat contre le Président du parlement car, estiment-ils, pour qu’il y ait attentat, il faut que quelqu’un soit visé. Dans le cas d’espèce, selon des sources formelles cités par RFI, la motivation de ces hommes armés est le véhicule 4 x 4 Fokker garé devant la résidence. Cette conclusion a été tirée à la suite du visionnage des images captées par des caméras de surveillance. Le Président de l’Assemblée nationale n’était donc pas visé. A en croire, Ousseini Salatou, responsable de la cellule de communication du président de l’Assemblée nationale, ces assaillants devraient être un peu plus que de simples voleurs de quartier. « Soit ce sont vraiment des bandits de grand chemin qui sont en train d’opérer dans nos villages, soit ce sont des jihadistes », explique-t-il.
Oumou Konaté


















