L’infection urinaire ou cystite est une inflammation de la vessie principalement due à la bactérie Escherichia Coli. Plus fréquente chez les femmes, elle se manifeste par des envies fréquentes d’uriner et des brûlures à la miction. Découvrons la cystite!

C’est une inflammation de la paroi de la vessie qui peut être liée à une infection des urines ou à une maladie de la vessie. Une femme sur deux connaîtra au cours de sa vie une ou plusieurs cystites aiguës. Le risque est particulièrement grand au début de l’activité sexuelle et après la ménopause. Chez l’homme, le risque est faible mais il augmente en cas de maladie de la prostate (adénome ou cancer).
Les causes de l’infection urinaire
Normalement, l’urine est stérile. Elle contient de l’eau à 96 %, des sels et des composants organiques, mais est exempte de micro-organismes.
Dans plus de 80 % des infections urinaires, le germe en cause est une bactérie intestinale de type Escherichia coli. Les autres bactéries fréquemment retrouvées sont Proteus mirabilis, Staphylococcus saprophyticus, Klebsiella… Certaines infections transmissibles sexuellement (à gonocoques, à Chlamydiae) peuvent aussi se manifester par une urétrite.
Très rarement, les infections urinaires peuvent être dues à des bactéries qui se sont propagées au système urinaire à partir d’une infection située ailleurs dans l’organisme.
Chez les hommes, les sécrétions de la prostate contiennent des substances qui ralentissent la multiplication des bactéries dans l’urètre.
Cependant, en cas d’infection urinaire, des agents infectieux (des bactéries dans la plupart des cas) parviennent à « coloniser » le système urinaire. L’urine est alors contaminée : c’est en recherchant la présence de bactéries dans l’urine que le médecin confirme le diagnostic d’infection urinaire. La contamination bactérienne est souvent facilitée par le fait de ne pas boire suffisamment.

Les facteurs de risque de l’infection urinaire
Chez les femmes
Les relations sexuelles, particulièrement si celles-ci sont intenses et fréquentes après une période d’abstinence. On décrit d’ailleurs ce phénomène comme la « cystite de la lune de miel ».
Chez certaines femmes utilisant un diaphragme comme moyen contraceptif, l’urètre se trouvera comprimé, empêchant la vessie de se vider complètement et facilitant les infections de la vessie.
Après être allée à la selle, s’essuyer de l’arrière vers l’avant avec le papier hygiénique est un facteur de risque. Le mouvement d’essuyage doit toujours se faire de l’avant vers l’arrière afin de ne pas contaminer l’urètre avec des bactéries provenant de l’anus. De plus, les régions anale et génitale doivent être nettoyées avec soin régulièrement, ce qui aide à contrer la prolifération des bactéries.
Chez certaines femmes, l’usage de spermicides peut causer une urétrite.
Le moment des règles est une période à risque, le sang des serviettes ou des tampons étant un milieu de culture idéal pour les bactéries. Aussi est-il important de ne pas garder trop longtemps ces protections en place.
Conseils pour réduire le risque d’infection urinaire

Uriner immédiatement après les relations sexuelles.
Laver les régions anales et vulvaires quotidiennement. Cependant, une toilette trop « agressive » n’est pas recommandée, car elle fragilise les muqueuses.
Éviter le plus possible d’utiliser des produits déodorants (parfums intimes, douches vaginales), dans la région génitale et des huiles ou des mousses pour le bain, qui peuvent irriter la muqueuse de l’urètre. Cela peut causer des symptômes qui s’apparentent à ceux d’une infection urinaire. Si l’on tient à utiliser un produit, s’assurer qu’il ne soit pas irritant, et privilégier un pH neutre.
Toujours utiliser des condoms lubrifiés, qui irritent moins les parties génitales. Et ne jamais hésiter à rajouter du gel lubrifiant.
En cas de sécheresse vaginale, utiliser un lubrifiant soluble à l’eau durant les rapports sexuels pour éviter les irritations.
En cas d’infections fréquentes attribuables à l’usage d’un diaphragme, on conseillera de changer de méthode contraceptive.
Chez les hommes
Il est plus difficile de prévenir les infections urinaires chez les hommes. Il est important de boire suffisamment pour maintenir un bon flux urinaire, et de traiter un trouble de la prostate s’il y a lieu. Par ailleurs, les urétrites correspondant à des infections sexuellement transmissibles peuvent être prévenues en utilisant le condom durant des relations sexuelles avec toute nouvelle (ou tout nouveau) partenaire. L’inflammation de l’urètre est courante chez les hommes qui contractent une gonorrhée ou une chlamydiose.
Un adulte sain devrait produire entre ½ litre et 2 litres d’urine par jour. Ne pas retenir trop longtemps son envie d’uriner. Garder de l’urine dans la vessie est une manière de donner le temps aux bactéries de se multiplier.
Sources: passeportsanté.net
sante.lefigaro.fr
sante.journaldesfemmes.fr
Leylatou TIENDREBEOGO


















