
La Tunisie a soumis un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU appelant l’Éthiopie à cesser de remplir le réservoir de son méga-barrage controversé sur le Nil, ont indiqué mardi des sources diplomatiques.
Selon l’AFP ,le projet de résolution, appelle « l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan à reprendre les négociations à l’invitation conjointe du Président de l’Union africaine et du Secrétaire général des Nations Unies pour finaliser, dans un délai de six mois , le texte d’un accord contraignant sur le remplissage et le fonctionnement du GERD. » La résolution ajoute que l’accord devrait « assurer la capacité de l’Éthiopie à produire de l’hydroélectricité à partir du GERD tout en empêchant d’infliger des dommages importants à la sécurité de l’eau des États en aval ». De plus, la résolution a exhorté les « trois pays à s’abstenir de faire des déclarations ou de prendre des mesures susceptibles de compromettre le processus de négociation, et exhorte l’Éthiopie à s’abstenir de continuer à remplir unilatéralement le réservoir du GERD ». De son côté, l’Egypte a déclaré lundi avoir été informée par Addis-Abeba que la deuxième phase de remplissage avait commencé au barrage Grand Ethiopian Renaissance (GERD) sur la partie supérieure du Nil Bleu. Le Soudan a déclaré mardi avoir reçu le même avis.
Méga Barrage

Le méga barrage, qui devrait être le plus grand projet hydroélectrique d’Afrique une fois achevé, a déclenché une impasse diplomatique de près d’une décennie entre Addis-Abeba et les pays en aval, l’Égypte et le Soudan.L’Éthiopie affirme que le projet est essentiel à son développement, mais Le Caire et Khartoum craignent qu’il ne restreigne l’accès à l’eau de leurs citoyens. Les deux gouvernements ont exhorté Addis-Abeba à signer un accord contraignant sur le remplissage et les opérations du barrage, et ont appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à se saisir de la question.
K.Fiakofi

















