Les avocats de la famille de Norbert Zongo s’indignent des propos tenus par les conseils de François Compaoré. Lundi 12 juillet, François Compaoré comparaissait devant le Conseil d’État français, à Paris, afin de contester la demande d’extradition faite par la justice burkinabè selon les médias.

L’argumentaire de contestation des conseils de François Compaoré, sur la demande d’extradition de ce dernier faite par la justice Burkinabè n’a pas été du gout de la famille du journaliste assassiné en 1998 et pour lequel François Compaoré est accusé « d’incitation à l’assassinat ». En effet, lors de l’audience au Conseil d’État, les avocats de François Compaoré ont assuré que la vie de leur client était menacée s’il devait rentrer au Burkina dont ils ont dénoncé l’appareil judiciaire « délabré et corrompu » et le système carcéral « désastreux », selon RFI. Ces propos n’ont pas tardé à faire réagir du côté du Burkina Faso notamment du côté du conseil de la famille de Norbert Zongo.
Vérité, justice et réconciliation.
Maître Bénéwendé Sankara, avocat de la famille Zongo, aujourd’hui ministre de l’Urbanisme, joint par RFI a qualifié d’inacceptable les propos tenus par la partie adverse. « Le Burkina Faso a adhéré à toutes les lois qui peuvent garantir d’abord le procès équitable, affirme-t-il. Les droits de la défense ont été respectés. Je pense aussi que les conditions de détention dans notre pays sont conformes aux normes et standards du monde entier. D’ailleurs, des personnalités comme le général Gilbert Diendéré sont détenus au Burkina Faso. Gilbert Diendéré a fait l’objet d’un procès équitable avec des avocats. Il est détenu au Burkina Faso. Il ne craint absolument rien. Le général Djibrill Bassolé lui-même est actuellement en France après avoir demandé une autorisation de sortie pour se soigner. Donc, monsieur François Compaoré sait très bien qu’il n’encourt absolument rien », a-t-il souligné.
Maître Bénéwendé Sankara, tout en déplorant les propos des avocats de François Compaoré a fait savoir qu’il n’y a aucun risque pour leur client. Pour appuyer ses propos, il a fait comprendre que le chef de l’Etat lui-même a ouvert l’ère de la réconciliation nationale, mais sur le triptyque de la vérité, de la justice et de la réconciliation.
Source : RFI
Pierre Oued.

















