
Le 27 juillet 2021 à Pabré, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a présidé la cérémonie officielle de sortie de la 5ème promotion de l’Académie de police baptisée “ promotion Unité”. Cette cérémonie était placée sous le thème “ la dynamique de la formation des Forces de sécurité à l’aune des mutations de la crise sécuritaire au Burkina Faso”. Les impétrants de l’Académie sont appelés à s’unir pour relever le défi sécuritaire auquel le Burkina Faso fait face.
Présidée par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, la cérémonie a connu la présence de plusieurs autres personnalités qui sont, entre autres, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, parrain de ladite cérémonie, le ministre de la Sécurité, Maxime Koné.
Roch Marc Christian Kaboré, à l’occasion, a indiqué que face à l’insécurité et la criminalité grandissante due au terrorisme, le défi qui nous est imposé exige de nous l’union, ce qui justifie, selon lui, le nom de baptème “ promotion Unité”, indiquant que l’union fait la force. Pour le président, “ c’est parce qu’on est uni dans une même vision, qu’on peut avoir des succès. C’est parce qu’on est uni également, qu’on sait se préoccuper des problèmes des autres”. A cet égard, il a exhorté les 10 commissaires et les 100 officiers de police à exercer leur profession dans le culte du professionnalisme, la dignité, pour mieux sceller et consolider la confiance des relations entre Forces de l’ordre et population dans ce combat contre le terrorisme. “Autant nous devons exiger des populations le respect de nos agents de sécurité, autant nous devons avoir un comportement de respect vis-à-vis de cette même population”, foi de Roch Marc Christian Kaboré pour qui “ce sont deux choses qui se tiennent”.

« Être policier, c’est assurer quand la peur survient, c’est avancer face au danger…”
Prenant la parole, le parrain de la cérémonie, par ailleurs président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a d’abord rendu hommage à la Police nationale pour son dévouement au service de la nation. Il a indiqué que le métier de policier n’est toujours pas facile. Il a ensuite appelé ses filleuls à rester dans la discipline, le courage, la sagesse, car selon lui “ être policier, c’est assurer quand la peur survient, c’est avancer face au danger quand les autres reculent, c’est apporter assistance quand les autres sont dans l’indifférence, être policier, c’est incarner la loi pour que la République soit. Être policier, c’est souvent subir les incivilités, le mépris des autres”.
Le ministre de la sécurité Maxime Koné, quant à lui, a souligné la nécessité de créer une osmose entre les différentes forces de sécurité face à la nature protéiforme de la menace terroriste. Pour cela, il a précisé que, pour une mutualisation des actions des Forces de l’ordre, trois écueils sont à éviter : les querelles de clochers entre les différents corps; les incompréhensions inutiles entre les supérieurs et les subalternes et le non-respect des droits de l’Homme.
“Nous sommes aptes et disposés à servir la nation burkinabè jusqu’au sacrifice suprême”, a indiqué le Délégué général des 110 élèves, également commissaire de police, Bakari Sanou. Kambiré Siébou, major de la promotion, également Commissaire de police, a indiqué, au sujet de la bonne gestion et de la bonne gouvernance des services de police, qu’“il s’agit de decéler tous les maux qui minent le service de la police nationale auprès de la population, pour mieux percevoir leur attente à l’égard dudit corps en vue d’adapter leur mode de fonctionnement et de collaboration avec celle-ci, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme”. “Notre défi est immense, il faut ramener la discipline dans les rangs, rassurer la population de la nécessité de leur collaboration, pour la protection des personnes et des biens ainsi que les institutions, pour qu’ensemble, nous puissions venir à bout du terrorisme”, a-t-il souligné.
En rappel, l’Académie de Police a formé, de 2015 à ce jour, 988 élèves policiers dont 143 commissaires et 845 officiers de police dont 03 commissaires de nationalité tchadienne.
Lucien DAKISSAGA

















