La Côte d’Ivoire a lancé plusieurs opérations « coup de poing » contre la corruption dans les services publics, a annoncé mardi 14 septembre 2021, Zoro Epiphane Ballo, le ministre de la promotion de la bonne gouvernance. La police et la gendarmerie sont particulièrement dans le collimateur de ce ministère.
La lutte contre la corruption est plus que jamais engagée en Côte d’Ivoire. Elle a été matérialisée par le lancement des opérations “coup de poing” contre la corruption. “Le message c’est: attention à la fraude, attention au racket, l’Etat vous voit”, a déclaré le ministre de la promotion de la bonne gouvernance, du renforcement des capacités et de la lutte contre la corruption, Zoro Epiphane Ballo. Certes la Côte d’Ivoire a amélioré sa performance en matière de lutte contre la corruption depuis 2013, selon l’ONG Transparency International, mais la perception des Ivoiriens en la matière ne s’est pas améliorée. Pour le ministre Zoro Epiphane Ballo cité par Le Monde, c’est un défi important pour la bonne gouvernance, la croissance durable, la paix et le développement.
La police et la gendarmerie dans le collimateur
La police et la gendarmerie sont particulièrement les plus visées par l’opération dans cette lutte contre la corruption, notamment pour les pots-de-vin prélevés aux vendeurs de produits vivriers sur les routes de Côte d’Ivoire. « Ces pratiques ont un effet certain sur la hausse des prix des produits de consommation. Le racket a un lien avec la vie chère ! », a martelé M. Ballo, alors que de nombreux Ivoiriens se plaignent des prix des denrées alimentaires. Selon Africanews, dans une enquête réalisée en 2017 par Afrobaromètre, un Ivoirien sur deux déclarait payer des pots-de-vin aux agents de police ou de gendarmerie pour éviter des problèmes ; un sur trois payait les agents de l’administration pour se faire délivrer des documents ; et deux tiers considéraient que signaler un cas de corruption était dangereux du fait du risque de représailles.
D’autres secteurs du service public visés
Les services du contrôle technique routier, l’éducation, la santé ou la justice sont également suivis par le ministère de la promotion de la lutte contre la corruption.
La corruption est un phénomène commun à plusieurs pays africains et sa lutte reste un énorme défi d’autant plus que les “gros bonnets” y sont la plupart du temps mêlés.
Line Roses

















