Burkina Faso : 374 enfants «sauvés de la traite» entre janvier et mars

374 enfants en route vers des pays voisins du Burkina Faso où ils devaient être exploités dans des champs ou des mines artisanales, ont été «interceptés et sauvés de la traite», entre janvier et mars, a indiqué lundi 13 septembre le ministère burkinabé en charge de l’action humanitaire.

Au Burkina Faso, la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Hélène Marie Laurence Ilboudo a annoncé  le 13 septembre dernier, un chiffre alarmant d’enfants sauvés de la traite. « Au premier trimestre de l’année 2021, ce sont 374 enfants présumés (victimes, ndlr) ou victimes de traite qui ont déjà été interceptés », a-t-elle déclaré lors d’une  conférence de presse, selon Le Figaro. A l’en croire,  depuis un certain temps, les phénomènes qui affectent les enfants prennent des proportions inquiétantes au Burkina Faso. Selon la ministre, 2318 enfants avaient été interceptés en 2020.

Exploitation d’enfants dans les mines et plantations

Agés de moins de 16 ans pour la grande majorité, ces enfants étaient destinés à travailler dans des plantations, des mines artisanales ou pour des travaux domestiques, dans les pays voisins du Burkina Faso. Selon le ministère de l’action humanitaire, ces enfants  ont été interceptés lors de contrôles de bus, ou sur dénonciation.

Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire est l’une des importantes destinations du trafic des enfants. Ces derniers sont utilisés pour le travail dans les champs. En mars dernier, 38 enfants burkinabè âgés entre 9 et 18 ans ont été interceptés dans un car en direction d’Aboisso (Sud) de la Côte d’Ivoire, avait rapporté Africanews.  Les autorités compétentes s’étaient engagées pour le retour de ses enfants auprès de leurs familles.

Par ailleurs, 58 enfants rencontrés lors des opérations de sécurisation du territoire par les Forces de défense et de sécurité, ont été remis aux services sociaux, a ajouté la ministre Hélène Marie Laurence Ilboudo.

Sources: Le Figarot; Africanews

Line Rose