La RDC est déterminée à se tourner vers une numérisation du secteur agricole. Ce gigantesque projet, contenu dans le Plan national numérique à l’horizon 2025, implique la construction d’infrastructures sécurisées et le développement d’une culture du numérique pour accroître la productivité, la rentabilité et le stockage des produits agricoles, ainsi que leur distribution.
L’utilisation du numérique dans l’agriculture intéresse aujourd’hui plusieurs pays d’Afrique. La pression démographique, les changements climatiques, sont autant de difficultés que bon nombre de régions africaines connaissent. Pour faire face à ces défis, le gouvernement congolais opte pour une révolution agricole avec le numérique. Selon le vice-ministre congolais du Plan, Christian Mbadu, à l’occasion de la première édition du Forum d’Egypte pour la coopération internationale et le financement dans le développement, tenu les 8 et 9 septembre au Caire, cette politique du gouvernement donnera la possibilité de doubler voire tripler la productivité pour se protéger de l’insécurité alimentaire. Lors de son exposé au cours des travaux à cette rencontre, ce dernier a sollicité un partage élargi d’expériences dans le domaine avec l’Egypte et a invité les pays africains à se tourner vers une agriculture numérique, en vue d’accélérer le processus de transformation.
Concernant le lien entre l’agriculture et le numérique, Monsieur MBadu a expliqué que cela est une vision du gouvernement congolais dans l’optique de diversifier l’économie et de créer les conditions d’une croissance inclusive. Pour ce faire, la RDC a anticipé la réflexion mettant en place un ministère du numérique pour la réalisation de cette vision. Considéré comme un levier d’intégration, ce département a mis en place son premier Plan national de numérique, prenant en compte toute la filière agricole, a expliqué le vice-ministre. En RDC, l’agriculture vivrière, industrielle, l’élevage et la pêche sont désormais des priorités du gouvernement. Cependant, pour soutenir ces actions, il est mis en place un plan directeur d’industrialisation, estimé à cinquante milliards de dollars américains sur l’horizon 2050.
Source : www.adiac-congo.com
Aristide SOME

















