L’Alliance des Fournisseurs Burkinabé de Biens et Services Miniers a organisé une conférence de presse ce jeudi 28 octobre 2021, au Ran Hotel Somekieta. Cette conférence vise à faire connaître à la population burkinabè ce que l’ABSM a pu engranger comme acquis, présenter les défis auxquels elle fait face et aussi les perspectives pour les années à venir en matière de contenu local au Burkina Faso.
Cette conférence de presse a abordé le thème « développement et promotion du contenu local au Burkina Faso: rôle de l’ABSM”. L’Alliance des Fournisseurs burkinabè de biens et Services miniers « ABSM » est née pour communiquer avec les partenaires œuvrant pour la promotion du secteur minier burkinabè, à travers la fourniture locale. Sa mission est de promouvoir la fourniture locale de biens et services aux mines, par la professionnalisation des fournitures locales, l’amélioration de l’environnement et la collaboration avec tous les acteurs concernés. L’ABSM oeuvre au renforcement des capacités des fournisseurs burkinabè à travers la réalisation d’actions d’information, de formation et de sensibilisation ainsi que la mise en relation d’affaires, le plaidoyer et la participation aux différents cadres d’échanges, en lien avec le contenu local au niveau national, sous régional et international.
Il faut noter que six ans après l’adoption du code minier, les actions de plaidoyer auprès des décideurs dans toutes les instances de décisions auxquelles elle a pris part ont permis, cette année, la rédaction de certains textes d’application qui permettront la mise en oeuvre des alinéas en lien avec le contenu local du code minier, plus précisément ses article 101 et 102
Des efforts pour passer de 15 à 35% de fourniture minière
Pour Yves Zongo, président de l’ABSM, cette conférence de presse institue avec les communicateurs un élément permanent qui va permettre de promouvoir le contenu local.
“Le changement est important, nous tenons une loi et cette loi a été élaborée, travaillée avec de nombreuses personnes et nous pensons que chacun laisse sa liberté ou sa façon de faire personnelle pour s’aligner sur ce que dit la loi. Elle nous donne des prérogatives et nous pensons que aussi bien l’Etat que les miniers et les fournisseurs doivent fournir des efforts pour arriver à une compréhension commune et faire en sorte que nous passions de 15% de la fourniture minière a 35%” a-t-il dit. Selon lui, le perfectionnement doit être perpétuel. “Aujourd’hui dans tous les segments de la mine, vous avez des Burkinabè, que ce soit dans le transport et le terrassement. Ils maîtrisent la chaîne de la carrière et cela est un élément important dans la mine. Nous pensons que le transfert de compétence, de technologie va apporter au burkinabé la possibilité de renforcer nos tissus industriels, de la fabrication, de la transformation et nous ferons bientôt face à tous les besoins de la mine « , explique-t-il.
Fatimata COMPAORE/ Roseline BADO

















