Frederik Willem de Klerk , dernier dirigeant blanc de l’Afrique du Sud sous l’apartheid, qui a partagé un prix Nobel de la paix avec Nelson Mandela après avoir travaillé pour mettre fin à la ségrégation raciale dans le pays, est décédé à 85 ans, a annoncé ce 11 novembre la fondation qui porte son nom.
« C’est avec la plus grande tristesse que la Fondation FW de Klerk annonce le décès de l’ancien président FW de Klerk paisiblement à son domicile de Fresnaye ce matin après avoir lutté contre un cancer », a déclaré l’organisation dans un communiqué publié jeudi. Celui qui avait fêté son anniversaire en mars dernier, souffrait d’un cancer. Il avait été diagnostiqué pour un mésothéliome, un cancer qui affecte les tissus entourant les poumons. Pur produit du régime raciste de l’apartheid, M. de Klerk en avait pourtant précipité la chute en libérant Nelson Mandela, ennemi public numéro un du régime, avec qui il a partagé le prix Nobel de la paix en 1993.
L’artisan d’une nouvelle nation Arc-en-ciel
Le dernier président blanc sud-africain qui avait la réputation d’un grand conservateur, déclare contre toute attente, le 2 février 1990, devant le Parlement : « L’heure des négociations est arrivée. » Il annonce la libération inconditionnelle du leader de l’ANC, Nelson Mandela, en prison depuis 27 ans, ainsi que la levée de l’interdiction des partis anti-apartheid. Cette décision lance véritablement le processus de transition qui débouche quatre ans plus tard sur l’organisation des premières élections multiraciales dans l’histoire du pays, remportées par Nelson Mandela. Visionnaire pour les uns, traître pour les autres, le libérateur de Nelson Mandela a toujours eu l’intime conviction qu’il était le dernier recours pour sauver le peuple afrikaner de l’impasse politique dans laquelle il s’était mis. Il restera en tout cas dans les annales de l’Histoire comme «l’homme qui a aboli l’apartheid». L’archevêque Desmond Tutu a rendu hommage jeudi à son compatriote, affirmant qu’il « a reconnu le moment du changement et a démontré la volonté d’agir ».
Source : France24, VOA, CNN, Le Figaro
Pierre Oued.

















