La cérémonie d’ouverture des Universités africaines de la communication de Ouagadougou 2021 (UACO), s’est tenue ce jeudi 25 novembre 2021. Cette cérémonie a été l’occasion de rappeler aux journalistes leurs responsabilités face aux défis sécuritaires et sanitaires.
La 12ème édition des UACO se déroule du 25 au 27 novembre 2021 à Ouagadougou, sous le thème “Les responsabilités des acteurs de l’information et de la communication en contexte de défis sécuritaires et sanitaires en Afrique”. Cette 12 édition est, de l’avis des organisateurs, une fois de plus, un cadre pour journalistes, professionnels de l’information et de la communication, chercheurs et universitaires, de débattre autour des enjeux et défis liés au traitement de l’information en contexte particulier comme formulé dans le thème, mais également de proposer des solutions aux préoccupations du moment.
Présent à cette cérémonie d’ouverture, le Dr Ousséni Tamboura, Ministre de la communication et des relations avec le parlement, a indiqué que cette thématique a pour finalité de répondre à la délicate question du comment préserver les acquis de la liberté d’expression et profiter des énormes opportunités des nouvelles technologies de l’information et de la communication, tout en nous préservant des menaces dont elles sont porteuses, mais également de leurs revers totalitaristes. Pour lui, loin d’être un cadre de débats stériles, la tribune des UACO constitue un champ de coopération et d’intégration africaine dans des domaines critiques du développement des médias, des politiques de communication et de la promotion de la liberté d’expression.
Le journaliste peut élever la conscience des citoyens ou créer des troubles
Tout en rappelant que le journalisme est différent de la communication, Jean-Baptiste Placca, éditorialiste à RFI, coparrain des UACO 2021, a indiqué que le journalisme est un métier à responsabilités. “ Le journalisme est même un métier parmi ceux qui requièrent le plus de responsabilité, car lorsqu’il est sérieux dans l’exercice de son métier, le journaliste peut contribuer à consolider et à élever la conscience de ses concitoyens, mais lorsqu’il est au contraire léger, superficiel et désinvolte, il peut tirer cette conscience vers le bas et parfois même générer des troubles inutiles”. C’est pourquoi il se doit d’éviter de basculer dans la propagande et savoir faire des choix en toute discrétion, à entendre le co-parrain des UACO 2021. Il a aussi lancé un appel aux tenants du pouvoir à établir de bonnes relations avec la presse, car selon lui, les pays qui avancent sont ceux où les hommes de pouvoir savent respecter les médias. Pour sa part le Premier ministre, Christophe Dabiré, a rassuré de l’engagement du Burkina Faso à renforcer les UACO dans leur rôle d’éclairage, de recherche, de veille et de capitalisation des meilleures pratiques sur les questions sensibles qui émergent du secteur de l’information et de la communication.
L’occasion a été donnée d’honorer l’un des acteurs émérites du métier de journalisme au Burkina Faso, le Professeur Théophile Serge Balima, en l’occurrence. Il a été élevé, à titre exceptionnel, au grade de Commandeur de l’ordre du mérite des arts, des lettres, et de la communication.
Roseline BADO

















