Adétikopé: une plateforme pour la révolution industrielle au Togo

Dans le cadre de la mise en oeuvre du projet de transformation du Togo prévu par le gouvernement dans sa feuille de route à l’horizon 2025, le pays s’est doté d’une nouvelle plateforme industrielle (PIA). Mission : révolutionner le monde de l’industrie au Togo.

Située à 27 km du Port autonome de Lomé et  équipée de son propre port sec et d’un parking à camions pouvant accueillir jusqu’à 800 camions, la plateforme industrielle  d’Adétikopé (PIA) a été inaugurée, le 6 juin 2021, par le Chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé.  Fruit d’un partenariat public-privé entre l’État togolais et ARISE IIP, filiale du groupe ARISE, la PIA bâtie sur environ 130 hectares, a coûté au contribuable togolais la somme de 130 milliards de FCFA (200 millions d’euros), pour sa première phase d’exécution. Elle est équipée d’un Guichet unique (créé par décret en avril 2021) devant faciliter les procédures administratives pour les entreprises et permettra de générer, à terme, près de 35 000 emplois directs et indirects.  Sa vocation est de créer des chaînes industrielles à haute valeur ajoutée dans plusieurs secteurs agro-industriels : coton, soja, sésame, cacao, café ou la volaille. “La PIA améliore la performance logistique de notre corridor portuaire, ce qui est d’une importance capitale pour le Togo, terre d’accueil, de transit de tradition et voie naturelle d’accès pour les pays voisins”, a confié le premier ministre togolais, Mme Victoire Tomégah-Dogbé. Le président du groupe ARISE IIP, Gagan Gupta, a, quant à lui, indiqué qu’il est attendu au cours des quatre prochaines années, une exportation annuelle supplémentaire de plus d’un milliard de dollars. Infrastructure intégrée et multisectorielle, la PIA figurait au premier rang des projets portés par le Plan national de développement (PND, 2018-2022) et  sera le catalyseur de la transformation de l’écosystème industriel national, dans un pays où les ressources naturelles étaient jusque-là exportées à l’état brut.

Source: jeuneafrique.com

Roseline BADO