Afrique centrale : l’Union européenne octroie une subvention de 2 millions € pour l’amélioration du transport fluvial


La secrétaire générale de la Commission internationale du Bassin Congo-Oubangui-Sangha (CICOS), Enaw née Judith Efundem Agbor et l’ordonnateur national délégué du Fonds européen du développement (FED) en République démocratique du Congo (RDC), Alexis Thambwe Mwamba ont signé le 19 avril à Kinshasa, un contrat relatif au financement du Projet d’appui à la règlementation, la facilitation, la sécurisation et la durabilité du transport fluvial en Afrique centrale.
Ce financement s’inscrit dans le cadre du 11e FED du Programme d’appui à la gouvernance des infrastructures régionales et nationales en Afrique centrale (PAGIRN). Etendu sur une période d’exécution de 3 ans, ce projet vise à accompagner les Etats membres de la CICOS afin « qu’ils puissent faire face aux entraves à la navigation, ainsi qu’à la pollution actuelle des voies d’eau dans le bassin du Congo », de permettre le désenclavement et l’intégration sous régionale.

: Ce projet vise à accompagner les Etats membres de la CICOS afin « qu’ils puissent faire face aux entraves à la navigation, ainsi qu’à la pollution actuelle des voies d’eau dans le bassin du Congo


Selon la CICOS, cité par l’agence Ecofin, les résultats directs attendus du projet sont : la mise en place des guichets uniques pilotes au niveau de trois ports (en République démocratique du Congo, République centrafricaine et Angola) ; la construction des unités fluviales pilotes en bois (baleinières) selon les normes de sécurité ; l’opérationnalisation de l’Observatoire des barrières non physiques et du Système commun de radiocommunication sur les voies d’eau intérieures des pays membres ; l’amélioration de la sécurité de la navigation dans les bassins du Congo et de l’Ogooué ; la mise en application des règlements communs de la CICOS en matière de transport par des voies d’eau intérieures dans les Etats membres ; et l’élaboration des règlements communs relatifs à la gestion des déchets issus des unités fluviales et des plates-formes portuaires dans les Etats membres de la CICOS.
Une fois mis en œuvre, il devrait en découler très rapidement une plus grande fluidité du trafic fluvial soumis aux mêmes règles dans toute la zone CICOS, permettant ainsi la réduction des accidents et incidents, des déchets, ainsi que l’augmentation de la flotte selon les normes. Mieux, ce projet devrait contribuer à la diminution des délais de transports et des coûts. A plus long terme, la diminution de la pollution fluviale participera à la réduction de la fréquence des arrêts des centrales hydroélectriques, des arrêts souvent opérés pour l’élimination des déchets dans les turbines.


Dakissaga Lucien