Afrique : Différends autour du GERD : Le Soudan accueil favorablement l’initiative d’Alger

L’Algérie a appelé à une rencontre directe entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie pour trouver une solution à leurs différends sur la question du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD). Le premier ministre soudanais Abdalla Hamdok a salué cette initiative algérienne et anticipe qu’une solution sera bien trouvée “dans le cadre du droit international”.

Selon Egypt Independent, le président algérien Abdelmadjid Tebboune s’est dit optimiste quant au succès de l’initiative de son pays à trouver une solution à l’amiable au différend sur le GERD, tout en appelant les pays concernés à « répondre » et à « faire preuve de sagesse et de logique afin de trouver une solution pacifique à la crise ». A cet égard, le Premier ministre soudanais Hamdok, réagissant dans une interview télévisée sur la chaîne saoudienne al-Sharq, a déclaré que le Soudan “apprécie les efforts des dirigeants algériens » dans l’initiative qu’ils ont présentée pour résoudre la crise du GERD.
Il a par ailleurs mis en garde contre toute suggestion d’une solution militaire aux litiges avec l’Ethiopie au sujet de la frontière et du barrage car dit-il, « le Soudan est le plus à risque si quelque chose arrive au GERD ».

« La négociation et le dialogue restent la solution de base aux différends avec l’Éthiopie. Nous sommes voisins de l’Éthiopie, liés par la terre, la géographie, l’histoire et des relations communes, et je vous assure que ces problèmes peuvent être résolus par le dialogue», a-t-il insisté, selon Egypt Independent.

Pour mieux trouver des solutions convenables pour tous, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a effectué fin juillet une tournée africaine qui comprenait les trois pays afin de mieux connaître les positions de toutes les parties sur la question .

Un grand nombre de médiations en cours, a-t-il dit, mais a noté que la valeur ajoutée de l’Algérie, ainsi que son expérience réside dans la confiance des trois parties en elle car elles considèrent qu’elle n’a pas d’agenda supplémentaire et qu’elle ne peut abandonner les pays le plus proche à la lumière de la détérioration de la situation entre eux.

Lucien DAKISSAGA (Stagiaire)