Afrique du sud : Les cas de viol et les meurtres ont augmenté de 60% en 2021

Les viols et les meurtres en Afrique du Sud ont augmenté entre avril et juin par rapport à la même période l’année précédente lorsque le pays était placé sous un confinement strict lié au Covid-19, a annoncé la police le vendredi 20 août 2021.

Au moins 10.000 viols et 5700 meurtres ont été enregistrés entre avril et juin, soit une hausse de 60% par rapport au même trimestre en 2020. Ces chiffres montrent toutefois une augmentation de moins de 1% par rapport à la même période en 2019, avant la pandémie. «L’augmentation à deux chiffres ne reflète pas nécessairement la réalité car elle est comparée à une période anormale, lorsque le pays était à l’arrêt», a souligné le ministre de la Police, Bheki Cele, lors d’un point de presse télévisé, relayé par Le Figaro. Entre avril et juin cette année, les restrictions liées au Covid étaient considérablement assouplies, avec le maintien d’un couvre-feu.Les deux seules catégories de délits qui ont diminué au cours de la période sont les vols de stocks (8%) et les cambriolages d’entreprises (22,4%).

Gauteng hors de contrôle
Au centre de la criminalité qui mine le pays, Gauteng, la province de près de 16 millions d’habitants vit dans une insécurité grandissante, qui fragilise l’économie, le tourisme et bien évidemment le bien-être des populations locales rapporte Africanews. Après les multiples déversements de violence le mois dernier, les manifestations liées à l’arrestation de l’ancien président Jacob Zuma ont fait plus de 300 décès en moins de deux semaines. Ces violences marquent les pires troubles civils en Afrique du Sud depuis la fin du règne de la minorité blanche en 1994.
L’Afrique du Sud demeure l’un des pays les plus violents au monde, avec des meurtres en constante augmentation. Entre 2019 et 2020, la police a recensé plus de 21.000 cas, +1,4% par rapport à l’année précédente. Les disputes, les malentendus et les colères au volant «contribuent le plus aux meurtres», selon le statisticien de la police, Thulare Sekhukhune, cité par notre source.
Oumou Konaté