Au moins sept gouvernements africains ont espionné des journalistes et des activistes à l’aide du logiciel Pegasus créé et vendu par une société israélienne, selon une enquête publiée ce dimanche 18 juillet 2021 par un consortium de 17 médias internationaux rapporte VOA.
Il s’agit de l’Algérie, de la République démocratique du Congo, de l’Égypte, du Maroc, de l’Ouganda, du Rwanda et du Togo, selon une carte publiée par l’ONG Forbidden Stories, basée à Paris, a t -on appris sur le site de VOA Afrique.
Loin d’être une exclusivité africaine, l’espionnage massif mis au jour par Forbidden Stories en partenariat avec Amnesty International révèle en fait que le logiciel espion israélien a été utilisé pour cibler 50.000 numéros de téléphone à travers le monde appartenant à des militants, des journalistes et des leaders politiques, selon la même source.
La liste, qui remonte à 2016, inclus les numéros d’au moins 180 journalistes (dont ceux de la VOA), 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d’entreprise, selon l’Agence France Presse.Dans certains cas, les cibles ont été retrouvées mortes, d’autres contraintes à l’exil.
Android et iOS sans exception
D’après le journal britannique The Guardian, Pegasus infiltre aussi bien les appareils Android que l’ iPhone, fabriqué par Apple. Dans certains cas, précise le journal, l’utilisateur du téléphone n’a même pas besoin de cliquer sur un lien ou d’activer une quelconque mise à jour. Il opère en sourdine, échappant même aux antivirus. La société israélienne NSO Group, qui commercialise le logiciel espion, se défend de toute malveillance, selon le journal indien The Wire. Elle affirme que ses clients se limitent à des « gouvernements approuvés », qui seraient au nombre de 36, précise The Wire. En 2019, WhatsApp, le logiciel de messagerie racheté par Facebook, a déposé plainte en 2019 contre NSO.
Oumou Konaté

















