An V de l’Insurrection : L’UPC appelle à la réconciliation des Burkinabè

Le parti du Chef de file de l’opposition politique appelle à la réconciliation nationale

A l’occasion de l’An V de l’Insurrection populaire au Burkina Faso, le parti d’opposition l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), le parti du Chef de file de l’opposition a, à travers une déclaration adressée une pensée pieuse à l’endroit des martyrs des événements. En Outre, l’UPC a interpellé le Pouvoir en place sur la nécessité de rendre justice aux citoyens tombés lors de l’insurrection et à une réconciliation nationale.
Le mercredi 30 octobre 2019, dans le cadre de la commémoration du cinquième anniversaire de l’insurrection populaire d’octobre 2014, l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), parti travers a rendu hommage aux martyrs des événements et a adressé une pensée de compassion à l’endroit des blessés, et de toutes les autres victimes de l’Insurrection. Dans une déclaration publiée ce mercredi 30 octobre 2019, le parti du lion souligne que la commémoration de l’An V de l’Insurrection a lieu dans un contexte très difficile pour le Burkina Faso, sur trois plans, à savoir le plan sécuritaire, socio-économique et politique. Le parti regrette la mauvaise gestion du pouvoir par le MPP (Mouvement du peuple pour le progrès), qui a participé à l’Insurrection et qui n’en a pas tiré de leçon. « Nos camarades insurgés qui étaient avec nous sur les barricades, ont trahi la lutte et les idéaux de l’Insurrection. En matière de pillage des ressources publics, de favoritisme, d’impunité, d’arrogance et de mal-gouvernance, ils battent le record historique », a ajouté l’UPC. Toutefois, le parti de Zéphirin Diabré a tenu a précisé qu’il n’entretient aucune haine envers le MPP et ses alliés.
Le parti a rappelé que les 30 et 31 octobre 2014, des millions de citoyens de toutes les couches sociales, de toutes les régions, de toutes les ethnies et de toutes les religions, sont sortis massivement pour dire « non » au pouvoir à vie et à la mauvaise gouvernance. Ainsi, l’un des grands enseignements de l’Insurrection, c’est la construction d’un Etat-nation, la promotion de l’alternance, de la démocratie et de l’intégrité. C’est pourquoi, le principal parti d’opposition insiste qu’une réconciliation urgente s’impose, pour sortir le pays du cercle vicieux de la vengeance, de la division et de la violence. Le parti a aussi ajouté qu’il est disposé à rassembler les Burkinabè de tous bords, d’apaiser les cœurs, de solder le passif sans passion, et de reconstruire le pays dans la paix et l’intégrité légendaire de nos aïeux.
Latifa NIKIEMA