Appels à la démission du président Kaboré : La COCIP invite les Burkinabè à la lucidité

          

             

Le 23 novembre 2021, la Coalition citoyenne pour la défense de la Patrie (COCIP) a animé un point de presse à Ouagadougou. La situation nationale du pays des Hommes intègres, marquée par des attaques terroristes meurtrières et des manifestations réclamant le départ du chef de l’Etat, Roch Kaboré, ont été au cœur des échanges avec les journalistes.

Les conférenciers se sont alarmés de la situation qui prévaut au Burkina Faso. «Nous sommes tous énervés, frustrés, et même au bord des nerfs. Franchement on ne comprend plus rien, face à ce qui nous arrive», s’est indigné Aristide Ouédraogo, porte-parole de la structure. Cependant les conférenciers se veulent optimistes, car, selon eux, malgré la gravité de la situation, celle-ci n’est pas désespérée. Ces derniers mois, on note une recrudescence des attaques terroristes très meurtrières au Burkina. Certaines voix, certainement au regard de cela, s’élèvent, de plus en plus, pour réclamer le départ du président du Faso, Roch Kaboré. Mais pour les responsables de ce mouvement, le départ du premier des Burkinabè n’est pas la panacée. «On peut soigner la maladie, sans tuer le malade», a lancé Drissa Coulibaly, un des conférenciers. Plus loin, celui-ci s’interroge: «Si le président Kaboré démissionne, qui va conduire la transition?». Afin d’éviter toute incertitude liée à une éventuelle démission du locataire du palais de Kosyam, l’orateur principal a donc invité ses compatriotes à la lucidité et à se «venger plutôt dans les urnes que dans la rue».

 La COCIP désapprouve la marche du 27 novembre 2021

Le 27 novembre prochain, plusieurs organisations et mouvements de la société civile prévoient battre le pavé sur toute l’étendue du territoire national pour réclamer plus de sécurité pour les uns et la démission du Président pour les autres. Une démarche à laquelle ne semblent pas souscrire les responsables de la COCIP qui s’inquiètent déjà des conséquences que pourraient engendrer une telle manifestation. La solution aux difficultés actuelles que traverse le pays, selon eux, c’est l’union de tous les compatriotes autour du chef de l’Etat actuel, car ce dernier, disent-ils, est peut-être «responsable de la dégradation sécuritaire, mais non coupable». Les initiateurs de cette conférence se sont également prononcés sur le blocus imposé, actuellement, par les populations à l’armée française et la coupure de l’internet au Burkina, depuis le 20 novembre 2012. A cet effet, ils affirment comprendre les différentes démarches mais désapprouvent fortement leur mise en œuvre pratique.

    Abdoul Karim TAPSOBA