Attaque terroriste à Foubé : Au moins 19 morts dont 9 gendarmes

             

Le 21 novembre 2021, une nouvelle attaque terroriste a visé un détachement de gendarmerie à Foubé, dans la région du Centre-nord du Burkina Faso. Le bilan officiel et provisoire fait état de neuf (09) gendarmes ainsi qu’une dizaine de civils tués.

Seulement une semaine après l’attaque très meurtrière d’Inata qui a coûté officiellement la vie, selon un bilan actualisé, à 49 gendarmes et 04 civils, le pays des Hommes intègres a une fois de plus essuyé des tirs de la part des terroristes, le 21 novembre dernier. Cette dernière attaque a, selon le ministre de la Communication, Ousséni Tamboura, engendré la mort de 09 pandores ainsi qu’une dizaine de civils. S’exprimant au soir du 22 novembre sur les ondes de la radio d’Etat, ce dernier a tenu à montrer la gravité de la situation qui prévaut au Burkina Faso. «Une fois de plus, notre pays est endeuillé. Il y a donc nécessité de considérer que nous sommes véritablement en guerre et qu’il est important pour nous de nous incliner devant la mémoire de ces combattants tombés pour la patrie et aussi pour tous ces martyrs victimes du terrorisme», a-t-il déclaré au micro du média public. Chaque fois que ces événements malheureux se produisent, les chiffres qui découlent des bilans officiels sont parfois sujets à polémique au sein de l’opinion, raison pour laquelle le porte-parole du gouvernement a précisé que le travail est fait de façon scientifique. «Il s’écoule du temps, l’opération d’identification elle-même prend du temps puisqu’il s’agit, en même temps de sécuriser les sites et de faire en sorte que les personnes tombées puissent être identifiées», a expliqué le ministre Tamboura.

  Des bilans établis de façon sincère et scientifique

Les données sont établies après constatations physiques des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), suivies de la sécurisation des sites attaqués, a-t-il rassuré. Plus loin, il indique qu’avec le temps et la soif de l’information qui s’écoulent, au niveau du gouvernement et du département de la Communication, il a été convenu d’établir la notion de bilan provisoire. Revenant sur l’attaque d’Inata, le ministre rassure que la zone est désormais sous contrôle des FDS et les recherches se poursuivent dans l’optique de retrouver certains éléments de sécurité qui manquent toujours à l’appel. «C’est un moment difficile et d’hommage à tous ces gendarmes et civils», a-t-il déploré. Pour conclure, il a invité tous les Burkinabè au recueillement, à la prière et surtout à la solidarité à l’endroit des familles des victimes. Le Burkina Faso, faut-il le rappeler, est, depuis ces derniers jours, confronté à une recrudescence des attaques terroristes, meurtrières les unes contre les autres. C’est dans ce contexte que plusieurs mouvements de la société civile ont appelé à manifester le 27 novembre 2021 pour soutenir les FDS dans la lutte contre le phénomène terroriste, pour les uns, et appeler à la démission l’actuel chef d’Etat, Roch Kaboré, pour les autres, car responsable, selon eux, de l’actuelle dégradation du tissu sécuritaire du pays.

Abdoul Karim TAPSOBA