Attaque terroriste à Solhan : Le gouvernement au chevet des blessés

Christophe Dabiré (au milieu en blanc) a rassuré les déplacés de la volonté du gouvernement à venir à bout de ce fléau

48 heures après l’attaque terroriste  meurtrière  à Solhan, soit le lundi 7 juin 2021, une mission gouvernementale y a été dépêchée. Conduite par le chef de l’exécutif burkinabé, Christophe Dabiré, cette mission avait pour but de traduire la solidarité et la compassion du peuple burkinabè envers les populations toujours meurtries. Les ministres se sont rendus également au chevet des blessés et rescapés de cette barbarie.

 La délégation gouvernementale  était composée du Premier ministre burkinabè, Christophe Dabiré, et plusieurs autres membres du gouvernement dont le  ministre en charge de la défense et son homologue de la sécurité.  La délégation s’est   d’abord rendue sur le théâtre des opérations pour constater de visu les dégâts, après le passage de la horde diabolique laissant sur le carreau une hécatombe record.

                   Constat désolant à Solhan

Le Premier ministre a rendu visite aux blessés

C’est un Solhan, qui jadis brouillait  quotidiennement de monde, qui a été en l’espace d’une nuit, vidé de ses habitants. Selon la télévision d’Etat burkinabè, Solhan n’est plus que l’ombre de lui-même. Le bilan officiel fait état de 132 vies ôtées et de nombreux blessés majoritairement des orpailleurs. Après le lieu du crime, la délégation gouvernementale s’est rendue à Sebba chef-lieu de la province du Yagha, à 14 km de Solhan, où 7.644 personnes provenant de 1.052 ménages y ont trouvé refuge. Face aux déplacés, Christophe Dabiré a livré   un message du président Kabore. «Le président du Faso nous a demandé de rassurer les populations, de leur dire toute son amitié et tout son attachement. Il nous a par ailleurs transmis des souhaits de prompt rétablissement aux blessés et évidemment de présenter ses condoléances aux familles éplorées», a laissé entendre Christophe Dabiré, au micro de nos confrères de la télévision publique. La tristesse et la psychose étaient visibles sur les visages des déplacés qui n’en revenaient toujours pas de l’enfer d’une nuit qu’ils ont traversé. Et le chef de l’exécutif de les inviter à ne pas se résigner mais à garder espoir. Dans la foulée, il annonce des actions militaires d’envergure. «Nous allons nous réorganiser pour pouvoir apporter une réponse appropriée» puis d’ajouter que «cette incurie ne restera pas impunie». Après la rencontre avec les déplacés, les ministres se sont rendus au chevet des blessés toujours sous le choc. Au centre de santé de Sebba, c’est au total 40 blessés qui reçoivent des soins appropriés. Après le départ de cette délégation, les populations se poseront toujours d’autres questions dont les principales sont: à qui le prochain tour et surtout à quand la fin de cet enfer que leur ont  imposé les partisans de la terreur?

Abdoul Karim TAPSOBA