Le jeudi 10 juin 2021, le Conseil d’Orientation et de Suivi (COS) du mécanisme national d’alerte précoce et de réponse aux risques sécuritaires du Burkina Faso a tenu sa première session ordinaire de l’année 2021. Placée sous la présidence du premier ministre burkinabè, Christophe Dabiré, cette session a aussi connu la participation d’autres membres du gouvernement.
Le Burkina Faso à l’instar d’autres pays de la sous-région est en proie à des attaques terroristes. Ces attaques laissent sur le carreau des conséquences désastreuses. Les populations maintes fois meurtries ne savent plus à quel saint se vouer. Les Etats semblent impuissants dans la riposte contre le phénomène. Mais qu’en est-il de l’anticipation dans cette lutte? C’est pour pallier cette inquiétude que les chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avaient pensé en juin 2014, à la mise en place d’un mécanisme national d’alerte précoce et de réponse aux risques sécuritaires. Institué par décret au pays des Hommes intègres en 2016, ce dispositif de prévention vise à mettre à la disposition du gouvernement burkinabè, des rapports sur les tendances et les incidents relatifs à la sécurité humaine.
Les missions du COS
Il est principalement chargé de recueillir, d’analyser puis de traiter toute information sur la sécurité humaine en rapport avec la gouvernance et les droits humains. Par ailleurs, le mécanisme d’alerte, comme son nom l’indique, a pour mission d’alerter sur les menaces potentielles et les facteurs de risques; et cela sans omettre d’apporter au gouvernement des réponses adéquates. Les sessions du COS sont prévues se tenir quatre fois par an et sont placées sous l’autorité du chef de l’exécutif. Pour Christophe Dabiré qui a présidé cette première session, le Centre «examine et approuve les propositions du mécanisme et autorise la diffusion des alertes et des propositions de réponses». Étaient présents aux côtés de Christophe Dabiré le ministres de la sécurité Ousséni Compaoré, de la défense Shérif Sy et celui en charge de la diplomatie Alpha Barry.
Le renseignement comme meilleur moyen de lutte
Le ministre de la sécurité Ousséni Compaoré a laissé entendre que la rencontre du jour visait à adopter le programme d’activités 2021 et à l’examen des recommandations liées aux alertes précoces afin de mener des actions pratiques. «La fourniture de ces alertes nous permettront d’anticiper sur le terrain» a martelé le ministre. La lutte contre l’insécurité se mène aussi bien en amont qu’en aval. C’est pour aller dans ce sens que le patron de la sécurité a fait savoir que le gouvernement se penchera également sur les conséquences humaines de ces attaques.
Pour faire face à l’hydre terroriste au Faso, les participants ont formulé des recommandations telles le renforcement du maillage sécuritaire, lutter contre la porosité des frontières, encourager la cohésion sociale et impliquer les communautés dans cette lutte.
Abdoul Karim TAPSOBA




















