Pour les rastafaris, la consommation de cannabis est inhérente à la pratique de leur foi. Mais au Kenya, elle est interdite par la loi. La Société rastafari du Kenya a tout de même déposé une requête pour bénéficier d’une exception.
La communauté rastafaris du Kenya veut une légalisation du cannabis “dans un but religieux”. Pour ce faire, elle a déposé une requête auprès de la Haute cour de justice du Kenya, a rapporté le site Courrier International le 29 mai dernier, qui cite le média Kenyan, Daily Nation. Il s’agit d’une requête assez rare. La Société rastafaris du Kenya ( RSK) par cette requête, demande ainsi aux tribunaux de suspendre la loi interdisant l’usage du cannabis. Pour eux, la législation actuelle criminalise l’usage spirituel du cannabis par les rastas. “Les membres de la RSK sont forcés de vivre dans la peur en tant que minorité religieuse au Kenya, car le cadre légal actuel est hostile à leurs pratiques et ne tient pas compte de l’utilisation de la marijuana comme moyen de manifester leur foi et d’entrer en contact avec le créateur tout-puissant”, ont-ils dénoncé dans la requête. Ils ont demandé également la fin des arrestations et des poursuites à contre certains membres de leur confrérie qui cultivent du cannabis ou consomment une boisson à base de marijuana connue sous le nom de “bhang”.
Religion officiellement reconnue

En 2019, le rastafarisme a été reconnu comme une religion par le Kenya, après que la société avait réussi à faire reconnaître officiellement le droit des élèves à se coiffer comme ils le souhaitent. Tout serait parti de l’exclusion d’une jeune fille de son établissement scolaire parce qu’elle portait des dreadlocks (coiffure distinctifs des rastafaris). La Constitution du Kenya a été promulguée en 2010, avec un nouveau cadre constitutionnel progressiste, qui tient compte de la diversité et protège les groupes marginalisés. C’est au regard de cette évolution que la communauté des rastafaris souhaite que sa requête soit examinée par la présidente de la Cour suprême, compte tenu des questions de droit “substantielles” soulevées par sa demande, a expliqué le Daily Nation, cité par Courrier International.
Par ailleurs, certains pays ont légalisé l’usage du cannabis, mais à des fins médicinales.
Line Rose




















