L’assassinat du célèbre journaliste d’investigation Norbert Zongo 21 ans après fait toujours couler beaucoup d’encre. Ce grand personnage, célébré chaque 13 décembre pour sa bravoure et son audace à tenir tête au pouvoir politique d’antan, a eu un impact sur la vie sociale et politique au Burkina Faso. Qui était vraiment l’homme ?
Vendredi 13 décembre 2019, journée dédiée à la commémoration de l’assassinat d’un des symboles de la révolution burkinabè, Norbert Zongo. Voici 21 ans (1998) que l’écrivain Norbert Zongo a été assassiné. Le défunt journaliste d’investigation est né à Koudougou en 1949, où il poursuivra ses études jusqu’à l’obtention du baccalauréat en 1975, et deviendra enseignant à partir de cette année. En 1986, il rejoint le média ‘’Sidwaya’’ puis le ‘’Carrefour africain’’. Sa passion pour l’écriture le poussera à créer son média ‘’l’indépendant’’ en 1993, à travers lequel il mettra à nu la corruption et toutes les exactions impunies du pouvoir en place à cette époque. « Le pire n’est pas la méchanceté des gens mauvais mais le silence des gens bien », s’amusait-il à dire. L’ouverture d’une enquête sur la disparition du chauffeur de François Compaoré, l’un des hommes forts du pays à ce moment, le conduira à la tombe. Il fut tué le 13 décembre 1998 avec trois autres de ses compagnons en suivant une piste pour élucider l’affaire qu’il s’entêtait à résoudre.
Cet assassinat a provoqué un vif tollé international
Auteur de deux célèbres ouvrages « le parachutage » et « Rougbêinga », inspiré de son quotidien, Norbert Zongo a marqué son époque et continu de marquer l’actuelle génération. Il est devenu l’un des symboles de la révolution culturelle, et sa renommée dépasse les frontières du Burkina et même de l’Afrique. Des journalistes étrangers et une commission d’enquête internationale se sont dépêchés pour enquêter sur sa disparition. Il a également inspiré de nombreux milieux artistiques théâtraux et cinématographiques. « La vie est courte, la vie des héros est bien plus courte », est l’une de ses citations préférées, et dire qu’elle reflète la réalité.
R. Zombra



















