BURKINA FASO / Affrontements meurtriers et attaques terroristes à Arbinda : Le gouvernement annonce des mesures fortes

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian KABORE

Les violences meurtrières survenues à Arbinda et à Zoaga étaient l’un des principaux sujets sur la table du conseil des ministres du mercredi 3 avril 2019. L’autre sujet d’actualité évoqué à ce conseil, c’est le mouvement d’humeur d’une partie des chauffeurs routiers du Burkina. Au sortir de ce conseil, le gouvernement a indiqué que des mesures fortes seront prises et que justice sera faite.
Sur les actes de violences qui ont lieu à Zoaga, le gouvernement se veut ferme. Les personnes impliquées seront interpellées et présentées à la justice. Et il met en garde contre toute tentative de résistance. « Les décisions sont donc prises pour appréhender les acteurs de ce qui a été posé comme acte. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui ces personnes sont identifiées et elles ont même été localisées. L’objectif c’est de les arrêter, mais si pour une raison ou une autre, elles manifestent la volonté de ne pas se faire arrêter par la sécurité, on ne peut pas présager de ce qui va se passer », a indiqué Remis Fulgance Dandjinou, le porte-parole du gouvernement.
Le gouvernement rassure, les fauteurs de troubles sont connus et seront sanctionnés
Les ministres d’Etat de la défense et de l’administration territoriale étaient absents à ce conseil des ministres, car ils ont été dépêchés à Arbinda suite aux affrontements qui ont fait des morts. Le gouvernement attend les rapports avant de faire un bilan de ces affrontements, mais promet déjà des sanctions aux fauteurs de troubles. Immédiatement, le Premier ministre a convoqué une réunion de cabinet d’urgence avec les ministres en charge de l’administration territoriale et de la défense, des mesures ont été données immédiatement pour essayer de s’entre poser entre les différents acteurs. Il a été également demandé à ces deux ministres de se rendre sur les lieux. A les entendre, il y’a eu des recrudescences et il a fallu donc renforcer les forces de défense et de sécurité à ce niveau pour essayer de calmer les populations et Remis Dandjinou de préciser, « quoi qu’il en soit, sur ces questions, il y’a la nécessité de ramener la sécurité, ce qui est en train d’être fait. Et également la certitude que les acteurs connaitront une suite judiciaire pour ce qui a été posé ». Et pour rapprocher la justice aux justiciables, le conseil des ministres a décidé de l’ouverture d’un tribunal de grande instance à Boulsa. Autres personnes qui risquent d’avoir à faire à la justice, ce sont les transporteurs qui ont perturbé la circulation en protestation d’une élection au sein de leur faitière. Le gouvernement a suspendu le processus de cette élection et se veut ferme contre ceux qui bloquent le trafic. Il n’y a cependant aucun problème de distribution ou de disponibilité d’hydrocarbures dans les stations-services. L’assurance est donnée par le porte-parole du gouvernement.
Dougoutigui