Burkina Faso : Le CISAG fait le bilan de ses activités de 2021

Le président du Conseil d’Information et de Suivi de l’Action du Gouvernement (CISAG), Issiaka Sawadogo, accompagné de quelques membres du CISAG, était face à la presse le jeudi 13 janvier 2022 pour faire le bilan des activités courant 2021 et annoncer les perspectives pour l’année 2022.

D’entrée de jeu, Issiaka Sawadogo, président du CISAG a souligné que l’année 2021 a été une année particulièrement difficile et éprouvante pour notre pays, à cause des attaques terroristes. Il a rappelé que l’attaque d’Inata qui a fait plus de morts dans les rangs de notre armée, nous interpelle sur « l’impérieuse nécessité de conjuguer nos efforts, dans un élan résolument patriotique afin de faire face aux ennemis de notre peuple”. Son ONG qui s’est donné la mission d’observer, les actions du gouvernement sur toute l’étendue du territoire nationale salue au plan politique, “l’esprit d’apaisement qui a guidé l’opposition dans sa volonté de retour à la table du dialogue politique (…) Il a annoncé que son organisation a conçu un nouvel outil de suivi de l’action du Gouvernement. Ce nouvel outil s’appelle le « PREMI METTRE ». Il viendra se mettre en cohérence avec le « PRÉSI METTRE” et sera l’occasion de tester la pertinence des actions de gouvernement, sur l’ensemble du territoire national, à l’entendre. Et d’ajouter que cela permettra aussi de voir le niveau d’adhésion des populations aux actions entreprises en leur nom.

Lors de ce point de presse, des questions d’actualité nationale et internationale se sont invitées dans le débat. La question du Coup d’Etat avorté au Burkina et les sanctions infligées par la CEDEAO au peuple malien. “ Un coup d’Etat dans cette situation d’insécurité est source de chaos dans le pays, il est inadmissible qu’un militaire prenne les armes pour évincer un président démocratiquement élu”, a-t-il confié. “ Nous sommes contre les sanctions qui ont été prises par la CEDEAO contre le Mali”, a-t-il clarifié, qualifiant ces sanctions de “téléguidées par les puissances extérieures et plus particulièrement par la France et ses valets locaux que sont Alassane Dramane Ouattara, Macky Sall et compagnie”. Comment pouvez- vous comprendre que la France décide que Air France ne dessert plus le Mali et qu’un aéronef français traverse le Mali en coupant tous ses moteurs pour ne pas être détecté? (…) Nous ne pouvons pas être derrière ceux-là qui sucent le sang de nos peuples”, a-t-il dit pour conclure.

Lucien DAKISSAGA