Burkina Faso : Le gouvernement veut règlementer les mouvements d’humeur

Le gouvernement burkinabè s’est réuni le jeudi 25 juillet 2019 pour son traditionnel conseil des ministres. Présidé par le chef de l’Etat, plusieurs dossiers étaient inscrits à l’ordre du jour dont la question de la gestion du personnel de l’éducation et les conditions d’affectation et de rémunération des agents des affaires étrangères. Le gouvernement entend aussi saisir le Conseil d’Etat en vue de se prononcer sur la nature des mouvements d’humeur.
La date de la révision et de la constitution des listes électorales biométriques est désormais connue. L’opération va s’étaler du 1er janvier au 31 mars 2020. C’est l’une des grandes décisions du conseil des ministres tenu le jeudi 25 juillet 2019 sous la présidence du Président du Faso. D’importantes décisions ont été prises également face à l’ébullition du front social. Le gouvernement a décidéé de la saisine solennelle du conseil d’Etat d’une part pour se prononcer sur la nature des mouvements d’humeur et la structure en charge de la lutte contre la corruption pour le contrôle du fonctionnement des administrations publiques d’autres part. « Une fois que les saisines seront rendues par les différentes autorités, elles permettront de déterminer les mesures à prendre pour restaurer la continuité du service public en toute circonstance », a expliqué le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Remis Dandjinou.
Un nouveau décret va règlementer les affectations dans le secteur éducatif
Sur la table du conseil des ministres, a été étalé le dossier de redéploiement du personnel du département en charge de l’éducation nationale. Un département qui comptabilise 50 124 classes au primaire pour 68 085 agents recensés, soit un surplus de 17 964 enseignants. « Pour régler cette question d’effectif qui est déséquilibré avec la répartition géographique, un décret a été pris pour permettre un cadre réglementaire afin d’encadrer ces affectations », a laissé entendre le porte-parole du gouvernement. Les conditions d’affectation et de séjour dans les missions diplomatiques et post consulaires du Burkina à l’étranger ont été rapetissées ainsi que les taux de correction des salaires et autres avantages. Un don de 54 milliards de francs CFA et un prêt de 4 milliards de francs CFA, c’est ce que l’association internationale du développement offre au Burkina Faso. Une enveloppe qui servira au financement additionnel du programme filets sociaux qui se verra prolongé jusqu’en 2024.
Sié Alfred