Une Coalition de plus de 40 syndicats, à l’issue d’une assemblée générale ce 18 juin 2020 à Ouagadougou, lance des mots d’ordre de meeting (4 juillet) et de grève (8 et 9 juillet) nous cite le journal non seulement pour marquer le redémarrage des activités des syndicats, mais aussi et surtout pour la satisfaction de la plateforme revendicative, rapportent plusieurs médias. La fronde sociale qui avait connu une accalmie, crise sanitaire oblige, se voit relancer avec cette annonce de préavis de grève.

La Coalition syndicale qui comptait sortir pour une marche-meeting le 17 mars passé avait suspendu ladite marche pour raison de Covid-19. Les syndicalistes entendaient bien aller au bout de leur marche pour lutter contre la baisse du pouvoir d’achat, les libertés et la bonne gouvernance. Lors de l’assemblée générale tenue le 18 juin dernier, Bassolma Bazié, porte-parole des syndicats en lutte a déclaré, selon le site d’information Burkina24 que « le coronavirus a été utilisé comme une enveloppe forestière dans laquelle le gouvernement s’est englué pour taper sur le mouvement démocratique. Suspensions de salaires de femme en congé de maternité, affectation de journaliste décédé, convocation de journalistes dans des gendarmeries ». Le Burkina qui a vu le nombre de cas de contamination à la Covid-19 baissé est à nouveau confronté au retour de la fronde sociale. En effet les travailleurs de l’administration publique exigent du gouvernement la satisfaction de leur plateforme, notamment la suppression de l’Impôt unique sur les traitements des salaires sur les primes et indemnités.
Revendication autour de cinq points
Selon Burkina24 qui cite Bassolma Bazié, le porte-parole des syndicalistes, « il fallait que le mouvement syndical sorte », « Des meetings seront tenus le samedi 4 juillet 2020 à 8 heures sur l’ensemble du territoire (…) A l’issue de ça, nous allons engager une grève le mercredi 8 et le jeudi 9 juillet 2020 également sur l’ensemble du territoire », a-t-il fait savoir. Pour la coalition des syndicats, les mouvements qui viendront ne seront en rien que la nécessité de l’amélioration des conditions de vie et de travailleurs des Burkinabè, autant du public que du privé. La plateforme revendicative est en effet axée autour de cinq points essentiels : la question de l’Impôt unique sur les traitements des salaires (IUTS), l’arrêt des atteintes aux libertés démocratiques et syndicales, l’arrêt du pillage des ressources nationales, la garantie du croit à la sécurité des populations, le respect et la mise en œuvre des différents engagements pris par le gouvernement vis-à-vis des syndicats des travailleurs. En plus de cela il faudrait ajouter les revendications de la police municipale, de la suspension de salaires de certains agents du Ministère de l’Education ainsi que la révocation de trois agents du Ministère de l’Economie. Le gouvernement de Rock Marc Christian Kabore qui est en difficulté face au péril djihadiste doit aussi faire face à la grogne sociale et ce à quelques mois des élections présidentielles de novembre 2020.
St Pierre.



















