Burkina Faso : premières Journées portes ouvertes sur les institutions de la mémoire

Le Comité national burkinabè Mémoire du monde a donné, ce jeudi 25 septembre, le coup d’envoi de la première édition des Journées portes ouvertes sur les institutions de la mémoire, aux Archives nationales. Prévu sur deux jours (25-26 septembre), l’événement ambitionne de valoriser le patrimoine documentaire et de sensibiliser les citoyens à l’importance de sa préservation.


La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence du représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Saturnin Bationo. « À travers ces journées, il s’agit de reconnaître les efforts considérables que déploient les professionnels des archives et de la documentation dans la sauvegarde de notre mémoire nationale, et de sensibiliser le grand public, en particulier les jeunes, à l’importance de la préserver, de la conserver et de la valoriser », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le président du Comité national burkinabè Mémoire du monde, Malo Toudroudoua, a émis le vœu de voir, à l’issue de ces journées, « le public fréquenter davantage les bibliothèques, les centres de documentation et les directions des archives ».

Remise d’Attestation de Reconnaissance à MELEGUE TRAORE, ancien Président d’Institution, ancien Ministre, ancien Président de la Commission Nationale pour l’UNESCO


L’un des temps fort de l’évènement a été la remise de distinctions à neuf personnalités et institutions ayant marqué l’histoire du patrimoine documentaire burkinabè. Parmi elles, le Dr Vincent Sédogo, premier président du comité national Mémoire du monde (2021-2025), l’ABGID (première association professionnelle du secteur, créée en 2005), l’ancien directeur général du Centre national des archives, Didier Ouédraogo (1973-2000), ainsi que l’ENAM et l’ISTID, respectivement première école publique (2011) et première institution privée (2004) de formation dans le domaine.
Ont également été distingués Soungalo Apollinaire Ouattara, initiateur de la filière Archives à l’ENAM et membre ressource de l’UNAR-BF, ainsi que Mélégué Traoré, ancien ministre, salué pour son engagement en faveur de la mémoire nationale. Deux hommages posthumes ont enfin été rendus à Ibrahim Cissé, l’un des premiers archivistes formés à Dakar en 1969, et à Arouna Guigma, artisan de la création de la Direction des archives et de la documentation en 1996.

Les officiels ont procédé à la coupure du ruban


Cette première édition constitue une étape importante dans l’institutionnalisation de la mémoire nationale. Les organisateurs espèrent en faire un rendez-vous régulier afin de renforcer la place du patrimoine documentaire dans la construction de l’identité burkinabè et sa transmission aux générations futures.
La rédaction QNA