Burkina Faso / Présidentielle 2020 : Le président sortant Roch Marc Christian Kaboré réélu au 1er tour

Le président sortant Roch Marc Christian Kaboré réélu pour un second mandat au premier tour avec 1 654 982 voix soit 57,87%.

Le président sortant Roch Marc Christian Kaboré a été réélu pour un second mandat au premier tour. Selon les résultats provisoires données par de la Commission nationale électorale Indépendante (CENI), le président sortant Roch Kaboré est réélu provisoirement président du Burkina Faso avec 1 654 982 voix soit 57,87%.


C’est fait, Roch Marc Christian Kaboré est reconduit pour un second mandat dès le premier tour comme le slogan de sa campagne prévoyait. Quatre jours après le double scrutin du 22 novembre 2020, la commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé les résultats provisoires des élections présidentielles. En effet, le président sortant, Roch Christian Marc Kaboré est en tête avec 57.87% des voix, il est suivi par le candidat du parti de l’ex-président Blaise Compaoré, Eddie Komboigo, 15,48% et Zéphirin Diabré, le chef de file de l’opposition qui a obtenu 12,46 % des voix. Pour son second quinquennat, Roch Kaboré a annoncé lors de sa campagne qu’il comptait entre autres gagner le pari de la sécurité et de la stabilité du pays ; renforcer la démocratie et réconcilier les Burkinabè et consolider la paix et la cohésion sociale. En ce qui concerne la question de la réconciliation nationale, il promet dès le premier semestre de 2021, organiser un forum de réconciliation avec l’ensemble des forces vives de la nation.

Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré


Son portrait


Roch Marc Christian Kaboré est né le 25 avril 1957. Après ses études à l’école primaire publique de Ouagadougou, puis à Tougan, il obtient en 1968 le Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE). Puis, il a fait ses études secondaires au collège Saint Jean-Baptiste De La Salle à Ouagadougou où il obtient en 1972 le BEPC et le Baccalauréat en 1975. Il a étudié les sciences économiques à l’université de Dijon en France où il obtient, en 1979, une maîtrise en sciences économiques et gestion, puis en 1980, un DESS en gestion qui lui confère le Certificat d’aptitude en administration et gestion des entreprises. Il rentre au pays puis dirige la Banque internationale des Volta (BIV), de 1984 à septembre 1989.En 1989, il a été nommé par, Blaise Compaoré, ministre des transports et de la communication. En 1990, il conserve son portefeuille et devient Ministre d’Etat. En 1991, il devient Ministre chargé de l’Action Gouvernementale. En mai 1992, il est élu Député de la province du Kadiogo au sein de l’Organisation pour la Démocratie Populaire Mouvement du Travail (ODP-MT). Entre 1992 et 1993, il occupe successivement les postes de Ministre des Finances, puis chargé des Relations avec les institutions. Blaise Compaoré nomme en mars 1994 Roch Marc Christian Kaboré au poste de Premier ministre, en comptant sur ses capacités à fédérer et apaiser des relations conflictuelles et sur son expérience de banquier pour atténuer les effets de la dévaluation du franc CFA. En 2002, il devient président de l’Assemblée nationale, poste qu’il occupe pendant dix ans puis il bascule dans l’opposition en 2012. Il est élu président de la République le 1er décembre 2015, avec 53,49 % des voix, sous la bannière du Mouvement du Peuple pour le progrès, (MPP) parti qu’il a fondé avec ses compagnons politiques démissionnaires du CDP du Mouvement du Peuple (MPP).
En rappel, le premier mandat a été marqué par les crises sécuritaires et la grogne sociale. En cinq ans, les attaques terroristes ont fait plus de 1 600 morts, et un million de Burkinabé ont été contraints de fuir leur foyer à cause des violences. Côté économique, le premier mandat du président réélu a été marqué par des réalisations économiques comme la centrale solaire de Zagtouli, inaugurée en 2017, et l’échangeur routier de Ouagadougou. Mais le bilan du président Roch Marc Christian Kaboré est très critiqué du côté de l’opposition burkinabè.

GHO DJAKARIDJA