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Un nouveau livre fait son entrée dans le monde de la littérature burkinabè. Le samedi 22 mai 2021, Alain SARA, officier supérieur de l’armée Burkinabè a fait la dédicace de son livre intitulé ‘’Tranches de vie d’un faux sapiosexuel’’. Une œuvre de 280 pages composées de 80 Recueils de lettres brûlantes adressées à une femme aimée depuis l’adolescence.
L’œuvre Tranches de vie d’un faux sapiosexuel nous plonge dans le feu ardent d’une passion partagée par deux êtres explosifs. Pendant plusieurs années, au gré des voyages, des disputes et des séparations, l’auteur rend un hommage douloureux et poétique à une femme.
Alain Sara, à travers un genre particulier que l’on pensait complètement disparu dans le milieu de la littérature africaine, renaît grâce à une prose lumineuse et incisive. En effet, par une écriture sensible, parfois crue, Alain Sara fait communier des corps enfiévrés. Dans cette médiation sur l’amour, la chair et la souffrance, les plaisirs qu’offre la littérature sont les seuls capables de tenir tête à la brutalité de la passion amoureuse.
Pour Alain Sara, Tranche de vie d’un faux sapiosexuel est une proposition d’écriture, de lecture, pour que chaque lecteur et lectrice établisse une histoire personnelle et un lien personnel avec le livre.
Par un style souvent excessif et agresseur, traduit des envies que seule la littérature permet de sublimer, l’auteur a voulu à travers sa plume exprimer son ouverture d’esprit et d’une aventure où la liberté est roi.
Alain Sara a également indiqué que son livre à un lien avec la jeunesse en tant qu’état d’esprit sans considération de tranche d’âge et également à tous.
Comme leçon à tirer de son œuvre, l’auteur estime que toute expérience aboutit à des leçons. Son objectif est que le lecteur puisse lui-même tirer ces propres leçons en confrontations de ses propres réalités.
L’ouvrage, loin d’être un manuel d’éducation sexuel, se positionne plutôt dans un genre et un registre non définis inspirés d’un autre qui, comme Saint- Augustin et Rousseau avant lui, décida de révéler au grand jour les flammes qui incendièrent ses sens, son corps, laissant au passage des effluves capiteux dans son âme.

Lucien Dakissaga


















