Cameroun : l’armée accusée d’une tuerie par HRW

Dans une déclaration rendue publique le mardi 25 février 2020, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé les forces gouvernementales et une milice peule alliée d’être les auteurs du meurtre d’une vingtaine de civils, dont 13 enfants, le 14 février dernier. Selon HRW, des témoignages indiquent que ces meurtres ont été commis par 10 à 15 militaires du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) et au moins 30 Peuls armés. Dans la soirée de ce jour, le Conseil constitutionnel a annulé les élections législatives dans une partie des deux régions peuplés par la minorité anglophone camerounais qui avait ignoré le scrutin en soutien aux indépendantistes ou bien par crainte de ces groupes armés qui leur avaient interdit d’aller voter.