De cadre de l’administration publique où elle a pris sa retraite en 2005, Caroline Meva, cette passionnée de l’écriture a atterri en littérature et en philosophie. Elle compte désormais sur le marché plus d’une œuvre entre autres, Les Supplices de la chair, Les Exilés de Douma.
Romancière camerounaise et épouse d’un ancien ministre du gouvernement au Cameroun, Caroline Meva adoucit les cœurs de nombreux lecteurs de la scène nationale et internationale à travers ses écrits. Ceci après avoir divorcé de la fonction publique camerounaise en 2005. A l’époque, titulaire d’un diplôme de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam), elle assure les fonctions de contrôleur financier auprès du ministère de l’Agriculture. « Depuis 2005, grâce à ma liberté retrouvée, je me consacre entièrement à ma passion, l’écriture », s’est elle réjouit.
Originaire de la région de l’Est du Cameroun, Caroline Meva a vu le jour dans la localité de Messaména. A ce jour, cette amoureuse de la lecture a, à son actif, plus d’une œuvre littéraire. La plus récente “La science des sorciers de Koba”, récemment parue en librairie, a créé une polémique en raison du lieu dans lequel se déroule l’histoire. En effet, dans ce livre , Caroline Meva, balade le lecteur sur des pratiques qui se déroulent dans un pays imaginaire le «BALANGA». Ainsi, nombreux sont les camerounais qui sont convaincus qu’il s’agit d’un pays proche des «PAYS-BAS» où le chanteur Maalhox le Viber déconseille de «mettre le cœur». Cependant, l’auteure a rappelé à certains esprits mal tournés que tout rapprochement à quelque chose de grivois est inapproprié!
Dans son roman Les supplices de la chair publié aux éditions au lys bleu en 2019, Caroline Meva éveille les consciences sur les tares sociales. En l’occurrence, le viol, la pauvreté, la polygamie, le blanchiment artificiel de la peau. Elle se penche prioritairement sur le parcours professionnel du personnage « Mabelle ». Celle-ci ayant fait de la prostitution sa carrière pendant trois décennies.
Les exilés de Douma
Caroline Meva a marqué son entrée dans le monde littéraire en 2006, avec le roman intitulé, Les exilés de Douma , Tome I, publié aux éditions l’Harmattan. Sous la casquette du pseudonyme de Marie-ange Evindissi, Caroline Meva conte dans cette œuvre l’histoire des Fongs, une petite tribu d’Afrique centrale. Elle retrace les trois périodes importantes de son évolution : de l’esclavage à la fin du 19e siècle jusqu’à l’aube des indépendances, en passant par la période coloniale. Un an après, elle revient sur la scène avec le tome 2 axé sur «Ombres et lumière sur la forêt ». Une époque de l’histoire qui a engendré des réformes sur la gestion administrative, politique et économique. En 2014, Caroline Meva rédige le tome 3 qui parle de la «Tempête sur la forêt ». Dans cette production, elle met en exergue la rébellion des peuples de la forêt face aux rigueurs imposées par l’empire colonial. Son vœu étant de transmettre l’histoire et le patrimoine culturel traditionnel camerounais aux générations suivantes.
Pour le moins que l’on puisse dire est qu’au cours de ces dernières années, Caroline Meva s’est fait une place dans la catégorie des écrivains qui font bouger les lignes de la littérature camerounaise d’expression française.
Sources: camerounweb.com; 237actu.com
Roseline BADO

















