CEDEAO / Session extraordinaire sur le terrorisme : Environ 1 milliard USD sera mobilisé d’ici 2024

Photo de famille des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO

La capitale Burkinabè, Ouagadougou, a accueilli une session extraordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO sur le terrorisme dans l’espace CEDAO, le samedi 14 septembre 2019. A la fin des travaux, les chefs d’État étaient face à la presse pour informer l’opinion nationale des conclusions de ce sommet.
Décidé lors de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement à Abuja le 29 juin 2019, le présent sommet avait pour objectif d’examiner les différentes initiatives prises à ce jour et définir les domaines d’intervention prioritaires pour endiguer la propagation des attaques terrorismes dans la région. A cet effet, il a réuni les chefs d’État de la CEDEAO et ceux des pays concernés par le terrorisme, ainsi que les partenaires qui accompagnent les chefs d’État dans leur quête de la sécurité et de la paix dans la région. Ce sommet s’est élargi à des pays tels que le Tchad, le Cameroun et la Mauritanie, en vue pour mutualiser les forces pour endiguer le terrorisme. Et de l’avis du président de la commission de la CEDEAO, cette rencontre dénote de la clairvoyance des chefs d’Etat africains de stopper cette montée du terrorisme dans la région.

Les chefs d’Etat, de gouvernement et les représentants des partenaires présents aux travaux


Un appel a été lancé pour la mutualisation des efforts
Face à la situation alarmante qui se dépeint au niveau de plusieurs pays de la région, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a souligné la nécessité pour les chefs d’État de conjuguer leurs forces pour venir à bout de ce phénomène. De son côté, le président en exercice de la Conférence de la CEDEAO, Issoufou Mahamadou a laissé entendre que l’objectif du terroriste est d’instaurer l’instabilité dans la région et dans les différents pays. Ainsi, il est impératif que les États se donnent pour objectif la sécurisation des territoires et le tarissement des sources de financement de terrorisme de tous genres. Dans la mesure où la sécurité et le développement sont intimement liés, il a souligné la nécessité de mettre en place les projets de développement, le renforcement du dialogue inter communautaire et religieux. A cela s’ajoutent la construction des infrastructure sanitaires et scolaires en faveur des populations rurales. D’autant plus que ces dernières sont le plus souvent exposées à la manipulation.
Plusieurs actions seront menées
A l’issue des travaux, la Conférence des chefs d’États et de gouvernement de la CEDEAO s’est engagée à poursuivre le combat à travers plusieurs actions qui sont entre autres, le renforcement des actions de lutte contre le terrorisme, à travers la mutualisation des efforts et la coordination des initiatives ; renforcer la sécurité des stocks d’armes ; officialiser et informatiser le fichier des détenteurs d’armes. A cela s’ajoutent le renforcement de leur politique national de lutte contre les stupéfiants, la drogue et le financement du terrorisme ; la mobilisation d’un financement à hauteur de 1 milliard de dollars pour lutter contre le terrorisme, l’adoption d’un plan d’action et de mobilisation 2020-2024. Il s’agit aussi d’encourager les chefs d’Etat a redéfinir les pratiques religieuses et développer des projets et programmes en faveur des jeunes et des femmes.
Conscient du rôle de la Communauté internationale dans cette lutte, les chefs d’Etat ont appelé les Nations unies à doter la MINUSCA d’un mandat plus robuste a même de lui permettre de venir à bout de ce phénomène. Tout en félicitant les acteurs pour leur participation à ces travaux, le président Issoufou Mahamadou, a déclaré clos les travaux et rendez-vous a été donné en décembre prochain pour une autre session.
Par N. Judith SANOU