Centrafrique : Le nord-ouest du pays en proie à de graves exactions

La situation sécuritaire est de plus en plus alarmante dans le nord-ouest de la Centrafrique, principal foyer de résistance à la reconquête du territoire par les forces gouvernementales. De graves exactions seraient commises dans cette région dont la quasi totalité des victimes est constituée de civils, selon rfi.

La situation sécuritaire dans le nord-ouest de la Centrafrique est très inquiétante, selon des informations rapportées par rfi,  le 13 septembre 2021. Des exécutions massives, des viols, des villages brûlés, une attaque d’hélicoptère…. Les groupes rebelles, les forces armées centrafricaines et les paramilitaires russes qui combattent à leurs côtés seraient impliqués dans ces exactions qui ont visé principalement des civils. A en croire notre source, la gravité de la situation sécuritaire empêche les humanitaires d’accéder à la zone.

Les paramilitaires russes pointés du doigt

Région riche en minerais, le nord-ouest centrafricain est le fief du groupe rebelle “3R” qui mène une résistance farouche aux forces armées centrafricaines. Le groupe armé, suspecté de graves exactions, de représailles sur les populations, a publié, samedi 11 septembre dernier,  un communiqué accusant les paramilitaires russes qui combattent aux côtés des forces gouvernementales de plusieurs « massacres » ciblant, selon lui, les communautés peules et gbayas. A en croire les rebelles, plus d’une centaine de civils ont péri dans ces violences.

Pourtant les autorités centrafricaines ont réjété en bloc les accusations du groupe armé. Pour le porte-parole de la présidence, le ministre Albert Yaloke Mokpeme, cité par rfi, il s’agit de “fake news”. Du reste, il a confirmé l’arrestation de plusieurs combattants du groupe 3R du côté de la frontière avec le Cameroun.

Source : rfi

Line Rose