Changement climatique au Burkina : la Grande Muraille Verte fait le bilan de ses interventions dans 4 régions

Le Coordonnateur national de l’Initiative de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS), Adama Doulkom, accompagné de l’administrateur de programme de l’Association pour la promotion de l’éducation et la formation à l’étranger (APEFE) au Burkina Faso, Didier Woirin, a organisé un déjeuner de presse ce vendredi 17 décembre 2021 à Ouagadougou. Objectif : faire le bilan de 5 ans d’actions de renforcement des capacités des populations à être résilientes face au phénomène du changement climatique et à la préservation de la nature.

Adama Doulkom, Coordonnateur nationale, (micro) et Didier Woirin, administrateur de l’APEFE/ Burkina

Oeuvrer pour la protection de l’environnement et des ressources naturelles, c’est ce à quoi s’emploie l’Initiative de la Grande muraille Verte pour le Sahara et le Sahel. Pour atteindre cet objectif, plusieurs actions ont été menées à l’endroit des populations des zones concernées, en vue de renforcer leur résilience au phénomène de changement climatique. Cette démarche s’inscrit notamment dans le cadre d’un engagement stratégique du Burkina Faso avec la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel, axé sur la gestion durable des terres (GDT) grâce à l’appui financier de l’APEFE dont le but est le renforcement des capacités des populations et des responsables régionaux pour une bonne coordination des actions sur le terrain.
A cet effet, l’une des actions majeures de l’IGMVSS a été le renforcement des capacités techniques et opérationnelles de l’ensemble des acteurs de mise en œuvre du projet. A cela s’ajoutent des ressources matérielles et logistiques ainsi que l’amélioration des ressources humaines pour rendre les actions plus opérationnelles. A l’endroit des populations, la coordination nationale, à travers des émissions radio à caractère formatif, a sensibilisé les populations sur les techniques de reboisement, du Zaï, la levée des courbes au creusage et à l’épandage des engrais. Dans les régions du Plateau central et du Centre-nord, les populations ont bénéficié des pièces de théâtres-forum sur la gestion des ressources naturelles. Dans la commune de Bourzanga, ce sont les techniques de récupération des terres à travers le Zaï, des fosses fumières, des pépinières ainsi que la délimitation d’une forêt commune d’au moins 600 hectares qui ont été faites pour le bien-être de la population. Il y a aussi la dotation de l’Association pour le développement des initiatives féminines (ADIF) d’une unité de transformation des produits agricoles ligneux pour une amélioration de l’hygiène alimentaire des citoyens de la zone ainsi que du Burkina Faso en générale.

Des ambitions et des défis à relever

La Coordination nationale de l’Initiative de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel a pour ambition également de créer une alliance nationale autour de la Grande Muraille, une passerelle avec le monde de la recherche scientifique. A cet effet, elle a créé un conseil scientifique et technique. Toutefois, il n’en demeure pas moins des défis à relever, selon le Coordonnateur national, Adama Doulkom. Des défis liés aux questions de mobilisation des ressources, de coordination des actions sur le terrain, notamment.
Pour ce faire, pour les 5 ans à venir la coordination nationale mise sur l’investissement dans trois axes, à savoir la gestion durable des terres, le renforcement des capacités en lien avec la recherche et le développement et la bonne gouvernance, a-t-il indiqué. “ La vision de l’initiative est de travailler à restaurer les terres et à améliorer les écosystèmes à travers des outils que nous apportons aux acteurs pour être efficaces, au niveau institutionnel comme sur le terrain”, a souligné Adama Doulkom.
Pour l’administrateur de l’APEFE/ Burkina Faso, Didier Woirin, le projet de partenariat dans le cadre du renforcement des capacités a été d’un coût global de 2 milliards de FCFA avec un taux d’exécution physique de 95%. Il indique que depuis 2018, plus de 500 000 plants ont été mis sous terre.
En rappel, l’Initiative de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel couvre quatre régions administratives du Burkina Faso qui sont le Plateau central, le Centre-nord, le Sahel et l’Est, regroupant 16 provinces où environ 7 606 956 habitants en sont des bénéficiaires directs.

Lucien DAKISSAGA